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samedi 23 décembre 2017

Lire les traductions, oui ou non?

Bonjour!

Pendant que le repas est dans la mijoteuse et que le dessert du temps des fêtes cuit dans le four, j’ai décidé d’écrire ce qui sera probablement mon dernier article avant la fin de l’année. Question de partir 2018 en beauté, je me suis dit pourquoi pas une petite montée de lait? Hé! Il faut bien sortir le méchant de temps en temps, non? Ne vous en faites pas, ce sera tout en douceur et avec un brin d’humour. Il ne faudrait tout de même pas gâcher la bonne humeur de ces jours de fête! 😉

Ma minuscule montée de lait

J’ai dit dans mon article précédent Mon avis sur The problem with forever, que je préférais lire les versions originales que les traductions. Oui… c’est vrai et c’est en grande partie parce que j'aime mieux les propres mots de l’auteur, celui ou celle qui a tout imaginé de cette histoire. Mais c’est aussi pour une autre raison. Je vais bientôt commencer la lecture de la saga de Kiera Cass (La sélection) et j’avais envie de lire en français, parce que je n’aime pas lire tout le temps en anglais (après tout, le français est ma langue maternelle!) et que je venais de terminer The problem with forever. Mais voilà, avant de faire un achat, je consulte toujours l'aperçu sur Amazon. J’ai donc lu l’extrait français avec une narration à la première personne (comme j’aime beaucoup), un style authentique tout en simplicité (comme je raffole) et un récit au présent (ce que j’apprécie un peu moins). Je sais que plusieurs préfèrent les écrits au présent, chacun ses goûts... Pour ma part, je trouve plus doux et harmonieux, presque poétique, lorsque c'est écrit au passé. Mais revenons à ce fameux extrait de La sélection, j’ai décidé d’aller jeter un coup d’œil à la version anglaise. Eh bien, surprise! L’auteure utilise le passé! C’est la même chose avec l’écrivaine Jennifer L. Armentrout dont j’aime beaucoup le style. Je réalise maintenant que ce que je trouvais qui jurait dans la traduction était l’emploi du présent! Et là, je me demande…

Pourquoi la traduction est-elle au présent, alors que le créateur a choisi d’écrire au passé?

Est-ce une nouvelle mode?

Plus personne n’aime lire en français si le texte est au passé?

Pourquoi à ce point déformer le récit de l’auteure?

C’est peut-être pour ça que la traduction ne semble plus aussi bien s’accorder avec le style utilisé dans la version originale! Non, mais…! Ce n’est pas un manque de respect pour l’auteur, ça? Oh! comme je détesterais que quelqu’un décide de changer à ce point mes écrits pour traduire mes romans! J’ai lu After d’Anna Todd. Elle utilise originalement le présent. La traduction aussi… et ça fonctionne! Rien ne cloche. Tout est fluide et harmonieux. N’est-ce pas la preuve que le temps utilisé par l’auteur influence le style d’écriture et qu’en choisissant un temps différent pour l'adapter dans une autre langue, ça crée des phrases qui sonnent un peu faux? Pitié, j’espère que les traducteurs ou leurs patrons liront cet article, parce que franchement, est-ce que ça vaut vraiment le coup si au bout du compte le résultat est moins bon et que certains lecteurs, comme moi, préféreront lire la version originale?


Lire les traductions, oui ou non?

Alors, je dirais oui, si le style et le temps sont respectés. Et non, si ce n’est pas le cas et que, bien sûr, on comprend bien la langue du texte original! J’ajouterais un autre point que j’aime moins dans les traductions : les patois. Comme dans After, le patois du gars dans la version française était Putain. En tant que Québécoise, je trouvais ça choquant et vulgaire, mais aussi, comme je n’étais pas habituée, chaque fois j’avais le réflexe de me demander pourquoi il la traitait de putain. Pourquoi ne pas utiliser un patois mieux compris internationalement? Ou alors, faites une traduction québécoise. Parce que, franchement, il y avait une féministe en moi qui voulait se révolter contre le fait qu’il n’arrêtait pas de la traiter de putain! Et là, je ne parle pas du portable! OK, oui, je vais en parler… Elle prenait son portable pour appeler quelqu’un. En bonne Québécoise que je suis, vu que pour nous un portable est un ordinateur portable, je m’imaginais qu’elle passait un appel sur Skype! Jusqu’à ce qu’elle utilise son portable à l’extérieur de chez elle. Euh, quoi??? Elle traîne son ordinateur avec elle pour parler sur Skype? Wow! Elle veut fort! Hi hi! En continuant ma lecture, j’ai finalement réalisé qu’il s’agissait d’un cellulaire! Un téléphone cellulaire… bon OK, un portable pour les Français.😉 Bref, pour moi, si c’est trop traduit avec les expressions françaises, je vais préférer lire la version originale anglaise. Et en bonus, je suis en train de devenir pas mal bonne en anglais!😉


Sur ce...

Je finis en beauté en vous souhaitant à tous d’heureuses fêtes! Merci à mes fidèles abonnés et à tous ceux qui me lisent! J’adore partager mon expérience, mes découvertes ou mon opinion. Ça me touche beaucoup que mes articles soient lus! J’imagine que je n’écris pas trop de niaiseries, ou peut-être que oui, et que c’est pour ça qu’on me lit… 😜

À l’année prochaine! 😊


Crédit arrière-plan de l'image: unsplash
 

2 commentaires :

  1. Moi j'aime de plus en plus lire en VO. Déjà pour travailler mon anglais, ensuite pour pouvoir lire des livres non traduits, et un peu aussi pour avoir la vraie version, celle de l'auteur sans que l'oeuvre soit passée par le prisme de la perception d'un traducteur. Par contre, si le style de l'auteur est particulièrement travaillé ou poétique, je préfère une version traduite (si c'est bien fait) afin de pouvoir vraiment apprécier la beauté du texte. Je pense notamment à la série Kushiel de Jacqueline Carey. C'est tellement bien écrit que si je l'avais lue en anglais, je pense que je n'aurais pas pu percevoir toutes les nuances de style et la poésie de l'univers.

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    Réponses
    1. C'est un bon point! Je suis tout à fait d'accord! :)

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