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Mon roman ONEIDA

Où se procurer le roman:


Version papier et numérique: 
Canada: amazon.ca/ONEIDA-L'Eveil-des-Secrets
France/Europe: amazon.fr/ONEIDA-L'Eveil-des-Secrets

N'oubliez pas de propager la nouvelle!
Le bouche-à-oreille est primordial dans le succès d’un roman, en particulier pour un auteur indépendant. Alors, si ce moment de lecture vous plaît, n’hésitez pas à en parler autour de vous ou sur les réseaux sociaux. Surtout, laissez un commentaire à l’endroit où vous vous êtes procuré le livre. Ça pourrait rassurer quelques lecteurs potentiels… et faire une immense différence!
Je compte sur vous! 😊
Bonne lecture! 😊




Voici le contenu de cette page:
  1. Astuce pour le format numérique Kindle
  2. La quatrième de couverture (résumé de l'histoire)
  3. Le genre du roman
  4. La bande-annonce
  5. Ce que les gens en disent
  6. Un petit extrait


1: Astuce pour format Kindle:


Pour la lecture de ce format, pas besoin d'une liseuse Kindle, l'application (gratuite) suffit. Elle s'installe sur ordinateur, tablette ou téléphone intelligent. Pour plus d'infos sur le téléchargement et comment retrouver votre livre dans l'application, lisez l'article suivant: Comment importer votre livre numérique


2. La quatrième de couverture (résumé de l'histoire):




3. Le genre du roman:


Aventure fantastique contemporaine (dans notre monde réel) où romance et mystère se marient très bien.

Deux intrigues principales :
  • Les origines de l'héroïne (Célia, orpheline de parents inconnus)
  • L’évolution de la vie sentimentale de Célia
Plusieurs intrigues secondaires qui vous captiveront.
Lecteur cible : 14 à 114 ans ;)
L'originalité du fantastique vous charmera.
3 tomes => 3 aventures

Pour connaître ce qui a inspiré cette histoire, référez-vous à cet article de mon blogue: Mon roman Oneida enfin publié


4. La bande-annonce:





5. Ce que les gens en disent: 


Le blogue "Les voyages de ma plume" : Voir l'article
Le blogue "Je lis" : Voir l'article
Le blogue "Le fil d'Ariann" : Voir l'article
Le blogue "À la recherche de nouveau monde" : Voir ma première entrevue!


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6. Un petit extrait:


© 2016-2017 Dans ma tête d'apprentie romancière. Tous droits réservés.

Montage de l'illustration de couverture : moi :)  
Crédit étampes utilisées pour la couverture :
Crédit Fog Brush : Artistmef (brusheezy.com)
Crédit Painted Hair Brush : par rasen (deviantart.com)
Crédit Clouds Brush : par webdesignerlab.com

Crédit images utilisées pour la couverture :

pixabay.com, sous la licence Creative Commons CC0 libre pour usage commercial 
sans attribution requise (de nombreuses modifications y ont été apportées)

Il est strictement interdit de reproduire ce texte, en tout ou en partie, sans le consentement de l’auteure. Ce livre est une œuvre de fiction dont les noms, personnages, lieux et évènements sont issus de l’imagination de l’auteure. Toute ressemblance avec de réels évènements, lieux et personnes (vivantes ou décédées) ne sont que le fruit du hasard.

ONEIDA


Extrait du tome 1: L'Éveil des Secrets 



✳✳✳
 Livre de Henry

PROLOGUE

Pas à pas, sur le trottoir de cette sombre ruelle déserte, mes pieds avançaient péniblement. La semelle de mes bottes s’entêtait à frotter rudement la surface bétonnée, traînant de petits cailloux avec elle. Soudain, je heurtai un trou et trébuchai, intensifiant d’un cran la pourtant déjà si vive douleur. Par réflexe, j’appuyai sur mon ventre pour le soulager, avant de me rappeler que ça ne servait à rien. Toute vitalité me quittait… Je ne sentais d’ailleurs plus mes doigts ni mes orteils. Le froid de cette nuit d’avril en était-il la cause ou plutôt tout ce sang s’écoulant de mes blessures?

Je levai la tête et vis enfin, au loin, l’hôpital émerger d’entre les bâtiments. Oui… j’approchais du but. Comme pour faire le plein d’énergie, j’inspirai aussi profondément que mes blessures me le permettaient. Retrouvant ma détermination, j’usai de mes dernières forces pour poursuivre ma route. Je devais à tout prix m’y rendre. Pour moi, il était sans doute trop tard, mais elle, son avenir en dépendait.

Bien emmitouflée dans une épaisse écharpe de cuir que je portais en bandoulière, se tenait cette précieuse petite fille d’à peine six mois. De son doux regard, elle me fixait calmement. Sur son visage tout blanc, deux pommettes bien roses entouraient de minuscules lèvres. Et là, elles formaient un léger sourire qui semblait m’encourager à continuer… Oui, j’espérais qu’à l’hôpital on s’en occuperait bien et lui trouverait un bon foyer, parce que moi, je ne le pourrais désormais plus.

Je m’inquiétais que personne ne sache où nous nous trouvions. Pour sa sécurité, nous avions convenu que je l’accompagnerais et la protégerais en vivant dans un lieu secret… jusqu’à ses 18 ans, âge où je l’aurais ramenée vers les nôtres. Elle représentait notre unique chance de corriger l’erreur que nous avions commise. Mais maintenant, personne ne pourrait l’y préparer…

À chacun de mes pas, le poids de l’enfant se percevait de plus en plus dans les muscles de mon corps, mais rien ne devait m’arrêter. Il me fallait absolument parvenir à l’hôpital. J’y étais presque. Il ne restait plus qu’à traverser la rue, quand soudain, mes jambes refusèrent d’avancer. Non…! Pas maintenant! La mort ignora pourtant mes protestations. Et je sus que je ne pourrais plus continuer… Craignant de la blesser, aussi rapidement qu’il me fut donné de m’exécuter, je passai le porte-bébé au-dessus de ma tête et déposai l’enfant sur le sol. Juste à temps… avant de brusquement m’écraser par terre, la vie quittant doucement mon corps.

J’avais échoué… Sans moi pour tout lui expliquer, comment pourrait-elle savoir qui elle était et retourner là d’où elle venait? J’espérais de tout mon cœur que la vie saurait la protéger et lui montrer le chemin à suivre.

Livre de Célia
(21 ans et 3 mois plus tard)

1

NOSTALGIE BIENFAITRICE 

À 21 ans, je me trouvais exactement là où mes choix m’avaient conduite. Malgré tout, telle une petite souris coincée dans une roue qui tourne sur place, je n’allais nulle part. Pas que j’étais malheureuse, non. Mais en moi, une drôle d’impression refusait de disparaître. Comme si en fait, j’étais perdue dans un détour du chemin de ma vie. Le problème : j’ignorais comment m’en sortir…

En ce samedi après-midi d’été, les nuages chargés de pluie assombrissaient ma chambre. J’allumai ma lampe sur pied pour mieux voir. Appuyant mes deux mains sur la commode, j’approchai mon visage du miroir pour scruter chacun de mes traits. Ressemblais-je à ma mère, à mon père, ou étais-je un digne mélange des deux? Aucune idée... J’étais orpheline et j’ignorais tout de mes parents. Vers l’âge de 6 mois, on m’avait retrouvée sans rien pour m’identifier, le corps d’un homme également sans papier gisant mort à mes côtés. Même pas d’autopsie. Aucune photo ni effet personnel, juste un homme mort auquel personne ne s’était soucié de faire un test d’ADN. Tout cela me laissait dans l’ignorance. Je ne savais même pas s’il s’agissait de mon père ou non…

Dès lors, les services sociaux m’avaient prise sous leurs ailes. Comme il fallait me nommer, mes petites pommettes bien roses sur mon visage tout blanc leur avaient inspiré mon nom de famille : Rose. Et puisqu’une infirmière avait dit que j’étais un ange tombé du ciel, ils avaient choisi Célia comme prénom.

Jusqu’à mes 18 ans, plusieurs familles d’accueil m’avaient accueillie chez eux, mais aucune où je m’étais vraiment sentie à ma place, et aucune avec qui j’avais gardé contact. Maintenant, je vivais seule dans un appartement à LaSalle sur l’île de Montréal. Il comprenait trois pièces principales et se trouvait en haut d’un triplex. Ce n’était pas très luxueux, mais c’était propre et en bon état.

Continuant à observer mon reflet dans le miroir, je me redressai, puis reculai pour avoir une meilleure vue d’ensemble. J’allongeai mes bras le long de mon corps en penchant la tête de côté. Mon père avait-il les bras aussi longs que moi? Je tournai d’un côté, puis de l’autre, fixant ma taille mince, mais presque aussi large que mes hanches. Peut-être une caractéristique provenant de ma mère… Mon regard remonta à mes bras dénudés, puis à mon visage. Je trouvais ma peau tellement blanche! Probablement une question de génétique, parce que malgré tout le temps passé au soleil, mon teint demeurait toujours aussi clair. J’approchai le haut de mon corps du miroir. Une longue mèche de cheveux presque noirs retomba sur mon front. Ma chevelure… un trait physique que j’aimais bien et qui, grâce à un petit amas de cheveux blancs se démarquant à l’arrière de mon crâne, me donnait l’impression d’être unique! Fixant alors mes yeux dans la glace, je les observai. Ils me plaisaient bien aussi, pas tant pour leur couleur brun foncé, car bleu ou vert aurait probablement été plus joli, mais leur forme ouverte entourée de longs cils leur procurait un effet de douceur plutôt flatteur.

Je passai au salon et m’assis sur le sofa, mes jambes recroquevillées sous moi. Il faisait chaud. Et ce temps humide n’aidait pas à rafraîchir l’air ambiant de mon logement. Mais vêtue d’un haut à bretelles, d’un pantalon court, et avec ma longue chevelure remontée en queue de cheval, je n’en souffrais pas trop. Je plongeai la main entre les coussins du sofa pour retrouver la télécommande. Elle passait son temps à s’y enfouir... J’allumai le téléviseur espérant me changer les idées. Au programme : des annonces publicitaires, un documentaire quelconque, du golf, encore des annonces… Agacée, j’éteignis le tout. Rien ne parviendrait à me distraire. Mes parents hantaient encore mes pensées. Et chaque fois, ça me rendait nostalgique. Qui étaient-ils? M’avaient-ils délibérément abandonnée ou étaient-ils décédés? Des questions auxquelles je n’obtiendrais probablement jamais de réponses…

Mon regard dévia vers la fenêtre. La pluie y frappait la vitre en jouant de sa douce musique. Les gouttes d’eau s’écoulaient vers le bas en formant de longues et sinueuses coulisses, comme des larmes tombées du ciel. Je soupirai. Rien pour améliorer mon humeur… Une seule chose pouvait me réconforter et j’eus soudain envie d’aller la chercher, ne serait-ce que pour la serrer dans mes bras et sentir son odeur. Il s’agissait de l’écharpe de cuir dans laquelle on m’avait retrouvée, seul objet que je possédais ayant pu appartenir à mes parents. Par chance, les services sociaux avaient réussi à la conserver, malgré les dédales du système, et me l’avaient remise à mes 18 ans.

Mais où donc l’avais-je rangée déjà? Je dus la chercher en ouvrant chaque tiroir de bureau, puis en fouillant chaque garde-robe pour finalement la retrouver à l’intérieur d’une des boîtes empilées dans une armoire à rangement. Cette écharpe de cuir possédait une épaisse rembourrure et une multitude de petites pièces carrées de tissus multicolores recouvraient son intérieur. Une couture rudimentaire à l’apparence artisanale rassemblait le tout. J’aimais m’imaginer que ma mère l’avait fabriquée… Par endroits sur le tissu, paraissaient encore des taches de sang laissées par l’homme m’ayant transportée jusqu’à l’hôpital. Un jour, je comptais moi-même faire analyser ce sang pour au moins savoir s’il s’agissait de mon père.

L’écharpe en main, je me dirigeai précipitamment vers le salon. Au moment où je passai devant un des vieux bureaux au tiroir entrouvert dans lequel je venais de fouiller, scraaatch! Un coin de l’écharpe s’y accrocha, arrêtant mon élan d’un coup sec.

— Merde! m’écriai-je en tentant de libérer le tissu.

Un clou dépassant du tiroir s’était pris dans une des coutures et l’avait rompue. À présent, une grande fente paraissait. En dégageant l’écharpe, un objet tomba sur le sol et glissa sous le meuble. Je me penchai pour le ramasser. Wow! Il s’agissait d’un délicat bracelet de cuir sur lequel une très belle pierre ovale bleu turquoise avait été fixée. À peine plus épaisse qu’une pièce de monnaie, elle mesurait environ trois centimètres de long. Malgré une surface semi-opaque lisse, à son intérieur j’y distinguais une texture à plusieurs facettes ressemblant à celle d’un diamant. Très joli!

Par contre, j'ignorais de quoi il s'agissait, car c'était la première fois que je voyais une pierre semblable. Pourquoi l'avait-on cachée dans la rembourrure? Maintenant, je regrettais ne l’avoir jamais tâtée. J’aurais sûrement découvert le bracelet avant. Pour mieux l’observer, je l’apportai sous ma lampe de lecture. Bizarre… La lumière s’y reflétait d’une couleur violette et non bleue, comme celle de la pierre. Intriguée, je fronçai les sourcils. Ça semblait défier les lois de la physique.

En retournant le bracelet, j’y découvris un mot gravé dans le cuir : Léah. Probablement le nom de la propriétaire de ce bijou unique. Était-ce…? Un espoir grandit aussitôt en moi emballant du même coup mon cœur. Le prénom de ma mère, peut-être? Ou alors mon vrai prénom… Enfin, je possédais un indice!

Jamais je ne me serais doutée de la présence d’un bracelet dans cette écharpe. Pouvait-elle contenir autre chose? Je me devais bien de le vérifier. Le cœur brisé à l’idée de découdre l’unique souvenir de mes parents, je coupai tout de même les fils retenant ensemble les pièces de tissu. Rien. Aucun autre objet. J’y découvris par contre un logo de compagnie imprimé au dos d’un morceau de tissu sur lequel il était écrit : Tissus Cap-Chat. Cela voulait sûrement dire que le matériel avait été acheté dans la ville de Cap-Chat… en Gaspésie. Étais-je née en Gaspésie?

Après toutes ces années sans aucune piste au sujet de mes origines, la découverte de ces deux indices me redonnait espoir. À présent, je pouvais commencer mes recherches quelque part. Je décidai alors de me rendre à Cap-Chat. Le mois prochain, je serais en vacances. C’était donc parfait! J’espérais y trouver d’autres indices. Mais surtout, qu’ils mèneraient à l’identification de ma famille biologique.

Regardant de nouveau cette étrange pierre bleu turquoise aux reflets violets, je pinçai ma lèvre inférieure de mes dents. Cette pierre m’intriguait. J’ouvris mon ordinateur pour tenter de l’identifier, mais en vain. Elle semblait n’exister nulle part. Le lendemain, je l’apportai chez un bijoutier. Même lui ignorait son origine. Il m’affirma cependant qu’il s’agissait d’une vraie pierre qu’on avait polie, que ce n’était ni du verre, ni du plastique qu’on aurait travaillé. Après avoir catégoriquement refusé de lui vendre pour cent dollars, il m’avoua qu’il pensait que c’était un météorite, car il n’avait jamais vu un tel minéral sur notre planète, ou alors qu’il s’agissait d’un secret d’État bien gardé.

Hum… Pourquoi un météorite dont tout le monde ignorait l’existence se serait-il retrouvé dans mon écharpe? Et s’il s’agissait plutôt d’une pierre précieuse gardée secrète par le gouvernement ou par un clan quelconque, il faudrait qu’elle soit bien spéciale pour que l’on veuille la cacher de tous. Deux possibilités beaucoup trop improbables pour y croire!

Et pour le prénom Léah inscrit sur le bracelet, je fis également quelques recherches sur internet en l’y associant la ville de Cap-Chat. Malheureusement, tout ce que je trouvai fut la photo d’un chien nommé Léah, prise à Cap-Chat! Hum, pas très aidant… 
Mais rien ne me découragerait, car je sortais enfin de ma roue sans fin pour aller quelque part… vers l’aventure de ma vie!



extrait du chapitre 2

NOAH


Deux semaines s’étaient écoulées depuis la découverte des indices. Au travail comme à la maison, je portais presque toujours mon bracelet. Après tout, il provenait de ma famille biologique, ce n’était pas rien! En plus de le trouver joli…
Un jour, j’enfilai mes patins à roues alignées et me rendis sur la piste cyclable longeant le fleuve près de chez moi. J’y allais souvent après le boulot. Je travaillais comme thérapeute en physiothérapie dans un centre d’hébergement de soins de longue durée. J’aimais bien cet emploi. Et le fait que je n’avais qu’à marcher trois rues pour m’y rendre était très pratique!
Sur la piste, le vent tiède glissait sur ma peau en faisant virevolter mes cheveux de tous côtés. Je roulais nonchalamment en admirant la beauté du fleuve à ma droite, lorsqu’un garçon d’une dizaine d’années me bouscula en me dépassant par la gauche, suivi d’un deuxième garçon contre lequel il semblait faire la course.
— Hé! lui reprochai-je en perdant l’équilibre vers l’arrière.
Je sentis mon patin gauche, puis le droit s’élancer dangereusement vers l’avant en décollant de la chaussée. Mon corps tomba vers l’arrière. Mais au lieu de me frapper brusquement contre le sol, des bras solides amortirent ma chute et me déposèrent doucement. Quoi! Qu'...?
— Ça va? me demanda un bel homme.
Il venait de ralentir ma chute et se tenait maintenant accroupi à ma gauche, une de ses mains soutenant encore le haut de mon dos. Avoisinant les 25 ans, il avait des cheveux châtain foncé courts qui s’obstinaient à onduler dans tous les sens. Lorsque nos regards se croisèrent, j’en fus troublée. Plus que la douceur dans ses yeux ou que la beauté de ses traits, quelque chose d’autre me frappa : une intrigante sensation, presque familière, que je ne pouvais trop m’expliquer. Un coup de foudre, peut-être? Qu'en savais-je, je n’en avais jamais vécu! Mais ça semblait émaner de lui, de sa proximité. Je le sentais très bien de son bras dans mon dos, comme une chaleureuse sensation de réconfort. Bizarrement, ça me rappelait la sécurité que l’on éprouve chez soi… Sauf que là, chez soi, ça représentait dans ses bras! Wow, m’étais-je cognée la tête finalement? Parce que sinon, je n’étais plus tout à fait certaine de bien raisonner…
Il continuait à me fixer de ses jolis yeux bruns, l'air à présent quelque peu inquiet… Euh… Ah oui! Il attendait une réponse de ma part.
— Oui… Euh… Ça va… Et, euh, grâce à vous.
Voilà que je balbutiais, encore quelque peu ébranlée autant par ma chute que par lui.
— Heureusement que je vous suivais de près en joggant… Tenez, dit-il en me proposant son autre main pour m’aider à me relever.
Me remettre sur mes pieds, enfin... sur mes patins à roues alignées, ne fut pas une tâche facile. Je faillis m’effondrer sur lui, pas une, mais deux fois! Pendant que moi, mal à l’aise, je riais du ridicule de la situation, lui me retenait fermement, concentré à ne pas me laisser tomber.
Une odeur boisée me passa sous le nez. Il sentait bon…
Une fois debout, je pus mieux l’observer. Il s’agissait d’un homme mince aux formes athlétiques portant un pantalon de jogging gris, des souliers de course et un t-shirt sans manches bleu. Et ses bras… hum, parfaitement musclés! Ces mêmes bras forts qui m’avaient soutenue… Pas mal!
Il me sourit d’un grand sourire dont j’avais l’impression que nul ne pouvait résister. Un charme naturel qui me plaisait bien! Je lui souris en retour. Je n’avais pas envie de le laisser partir tout de suite. Il serait agréable de faire sa connaissance, mais j’ignorais quoi dire ou quoi faire. J’étais plutôt timide. Pas le genre de fille à faire les premiers pas.
— Euh… En tout cas, merci! exprimai-je simplement.
Le regard baissé, il passa une main derrière son cou en déglutissant, visiblement mal à l’aise. Apparemment, notre rencontre le troublait autant que moi. Un petit sourire, mélange d’amusement et de satisfaction, apparut alors sur mes lèvres…
— Euh… Il n’y a pas de quoi! Euh… OK alors... bonne journée!
Aussitôt, il se retourna pour malheureusement s’éloigner en courant. J’étais charmée… Je ne connaissais rien de lui, sauf la bonté de son geste, et pourtant, il me troublait. Surprenant, parce que d’ordinaire, on ne m’ébranlait pas aussi facilement.
Il ne parcourut que quelques mètres avant de se retourner et de courir à reculons pour m’envoyer la main. À mon tour, je le saluai. En se tournant de nouveau devant, son soulier s’accrocha quelque part et il faillit tomber. J’échappai un fou rire, comblée de le voir aussi troublé. Allais-je le revoir? Chose certaine, je reviendrais chaque jour à la même heure en espérant l’y retrouver. Peut-être qu’alors, je réussirais à lui dire plus de deux phrases…


À SUIVRE... 




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