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mercredi 26 avril 2017

Rencontre avec l’auteure Anne Robillard

Photo style dessin de moi, Anne Robillard et les personnages de ses romans
(j'ai ajouté des ailes à Mikéla puisqu'il lui en manquait)


Bonjour!

Voilà quelques jours, j’annonçais à une amie que j’assisterais à une conférence donnée par l’auteure Anne Robillard. Je ne pensais pas écrire sur le sujet, mais merci Maelinn (salut!) de m’y avoir fait songer, puisque finalement je me suis bien amusée à écrire cet article.

Alors aujourd’hui, je vous parlerai de:

  1. L’auteure Anne Robillard
  2. Ses romans
  3. Quelques petits apprentissages intéressants récoltés à cette conférence
  4. Ma théorie fantaisiste sur Anne Robillard (texte humoristique)

Anne Robillard


Elle n’a probablement plus besoin de présentation, mais laissez-moi tout de même vous parler un peu de cette très sympathique auteure que j’ai eu le plaisir de rencontrer.

Mme Robillard est une écrivaine québécoise, ancienne professeure de ballet, secrétaire juridique, puis traductrice. On dit qu’elle est l’une des auteurs de romans de fantasy les plus lus mondialement! Selon son site internet officiel http://www.anne-robillard.com , elle aurait vendu « plus de 5 millions d'exemplaires partout dans le monde, tous livres confondus! » Wow! Qui peut en dire autant? Ses romans attirent un large public de 7 à 97 ans et sont traduits en plusieurs langues. Elle compte plus de 60 romans publiés à son actif, sans parler de 3 livres compagnons (contenus supplémentaires pour les séries) et de 6 bandes dessinées. Qui ne serait pas impressionné? En plus, Mme Robillard écrit et publie pas moins de 4 romans par année! Pour l’aider, elle s’est entourée d’une bonne équipe qui la soutient dans la gestion de diverses activités (réseaux sociaux, site internet, négociation de contrat, gestion des droits d’auteurs, graphisme, mise en page, etc.). Ce que moi je fais toute seule, son équipe y travaille à temps plein! Bon, je suis un peu jalouse, ici ;) Le rêve d’une auteure, quoi! Quoique moi, j’aime beaucoup faire mes propres graphismes… Eh bien, Mme Robillard s’implique elle aussi au niveau de la couverture de ses romans. Elle photographie elle-même des modèles, puis envoie les images à sa graphiste qui lui crée un beau photomontage!

À la suite d’un festival médiéval ayant pour thème Les Chevaliers D’émeraude (sa série la plus populaire, de 12 tomes… eh oui, vous avez bien lu 12 tomes!), où des gens se trouvaient déguisés en personnages de ses romans, Mme Robillard a eu l’idée d’engager des acteurs pour ses tournées. Une idée des plus créatives et qui fait beaucoup parler dans les salons du livre ou ailleurs. Il n’y a pas à dire, Mme Robillard sait se démarquer du lot! Ses magnifiques actrices vêtues de leur superbe robe étaient bien présentes à cette conférence… et même, presque « dynamitement » (oui, je sais, j’invente un mot!) présentes, puisqu’elles explosaient d’une belle énergie qui illuminait toute la salle de joie et de sourires contagieux!

Ses romans (ou plutôt ses séries, puisqu’il y a trop de tomes pour tous les nommer)


Notez qu’ils ne sont pas encore tous disponibles en France. Mais voici ceux qui sont présentement publiés au Québec :
  • Les cordes de Crystal (10 tomes)
  • Terra Wilder (2 tomes)
  • L’oiseau tonnerre (3 tomes)
  • A.N.G.E. (10 tomes)
  • Les ailes d’Alexanne (7 tomes et ça continue…)
  • Les Chevaliers d’Émeraude (12 tomes)
  • Les Chevaliers d’Enkidiev (12 tomes)
  • Les Chevaliers d’Antares (5 tomes et ça continue…) Mme Robillard est en train de corriger les tomes 6 et 7, en même temps qu’elle écrit le huitième… Bon, peut-être pas tout à fait de façon simultanée, ou peut-être…??? Hum… J’ai une théorie à ce sujet. Je vous en parlerai un peu plus loin.

Et mes apprentissages dans tout ça?


D’abord, je me suis beaucoup reconnue dans ses propos. C’est plutôt réconfortant de constater que je ne suis pas la seule à manquer de temps pour lire ou écrire toutes mes idées, que je me lève avant mon chien, que je délaisse parfois un peu mes proches pour écrire, ou qui écrit chaque jour (ou presque dans mon cas, car je dois aussi m’occuper des autres tâches d’autoédition, puisque je n’ai pas d’équipe qui s’en charge pour moi… pour l’instant! Une fille a bien le droit de rêver, non?).

Aussi, je l’ignorais complètement, mais ici, au Québec, lorsque notre roman est envoyé aux archives nationales, nos droits d’auteurs sont automatiquement inscrits à l’office de la propriété intellectuelle du Canada (OPIC). Donc, pas besoin de s’inscrire à l’OPIC. Une fois notre roman publié, ses droits d’auteurs sont protégés. Mais comment protéger nos idées avant que notre roman soit publié? En guise de réponse, Mme Robillard nous recommande ce site qui décrit très bien toutes les alternatives : http://www.sodrac.ca/ProtegezVosDroits.aspx
 
Autre apprentissage… saviez-vous qu’une fois la mise en page de notre livre papier terminée, on doit vérifier chacune des pages (vue entière) pour s’assurer que l’emplacement des mots et des espaces n’y dessinent pas involontairement un visage ou une ligne? Eh oui! Voilà une idée qui ne m’avait même jamais effleurée… Et la solution? Changer un mot ou une phrase pour en modifier les lignes problématiques… N’oubliez pas que les petits détails font la différence et donnent un rendu professionnel à votre roman.

J’ai passé un très bon moment à cette rencontre. Il fut aussi bien intéressant pour moi d’observer comment Mme Robillard interagit avec son public. Je la remercie pour sa grande générosité envers notre petit groupe plutôt intime! Nous avons été très choyés! En plus, j’ai gagné son dernier roman dédicacé!😊


Ceux qui ont lu mon roman ou qui me lisent régulièrement sur ce blogue connaissent maintenant la touche d’humour dont j’aime bien teinter mes écrits. Alors pour finir, j’ai pensé qu’un petit texte humoristique serait de bon ton. Voici donc ma théorie purement fantaisiste sur Anne Robillard.

Ma théorie


J’ai réfléchi au rythme d’écriture d’Anne Robillard… Elle a beau dire qu’un roman ne s’écrit pas d’un coup de baguette magique, je crois toutefois avoir deviné sa technique… Après tout, ce rythme est carrément démesuré, presque inhumain! Et si justement, Anne Robillard était une créature mythique issue du monde de ses romans? Y avez-vous songé?

Vous trouverez peut-être cette idée farfelue, mais maintenant que j’ai réellement rencontré ses personnages de romans, tout me porte à croire que ce monde imaginaire n’est pas imaginaire! Et que sous ses apparences terriennes d’Anne Robillard se cache en fait Liboranne…

Née des profondeurs de l’océan, Liboranne est une infatigable petite pieuvre à deux têtes. Ses deux jolies chevelures blondes ondulent au gré du courant marin et un sourire chaleureux flotte toujours sur les lèvres de chacune de ses têtes! Ses petits yeux brillants répandent bonheur et magie partout où ils se posent, au risque de parfois en faire souffrir certains d’enthousiasme exagéré! Ses deux cerveaux distincts, eux, lui permettent plus d’efficacité, puisqu’ils peuvent facilement guider ses nombreux tentacules à travailler sur plus d’un projet en même temps! Sur Terre, la peau de certaines pieuvres capte et revêt les couleurs de leur environnement, mais Liboranne fait bien plus! Elle prend la forme qu’elle souhaite! Ainsi, elle s’est transformée en Anne…

Avec le temps, elle a su s’adapter à l’air dans ses poumons, au vent sur sa peau et à la terre sous ses tentacules. Mais lorsque Liboranne retourne sous le toit de sa demeure, elle reprend sa forme naturelle dont seul son petit chien est témoin. Il faut dire qu’il a dû s’y habituer, car la première fois, il a tellement eu peur qu’il a laissé une petite flaque jaune sur le plancher… Mais bon, Liboranne a su l’apprivoiser. Même que maintenant, son chien la prend pour une déesse et passe son temps à lui apporter en offrande de petits mammifères appelés suisses (ou tamias). Le pauvre ne comprend pas que Liboranne n’en veut pas…

Et si vous vous demandez comment elle écrit avec ses tentacules. Eh bien, quelqu’un qui l’observerait pourrait croire qu’il s’agit de ballet… Une fois qu’elle a terminé de placer au sol tous ses ordinateurs portables où s’affiche chacun des fichiers de ses nombreux projets entamés, Liboranne prend son élan et saute très haut en allongeant ses tentacules tel un grand jeté. Quand elle retombe, c’est d’enchaînements rapides de pas sur pointes, de grands battements élégants et de sissonnes gracieux que l’extrémité de ses tentacules appuie délicatement sur les touches des claviers pour former les mots. Une danse à rendre jalouses les plus grandes troupes de ballet!

Voilà! Maintenant vous connaissez son secret… mais chuuuut! Il ne faut surtout pas le dire…
😉


jeudi 6 avril 2017

Trouver votre police d’écriture idéale… mon choix? Lora!


Lora est une très belle découverte pour moi! Il s’agit d’une police d’écriture contemporaine gratuite (celle du titre sur l’image de l’article). Ses droits permettent l’utilisation commerciale, et donc, l’utilisation pour toute publication. Pour la version papier de mon roman, j’ai longtemps cherché la bonne police. Ça n’a pas été facile, mais finalement, j’ai opté pour Lora! Je ne regrette rien puisque les lecteurs l’aiment, et moi aussi! Dans cet article, je vous parlerai donc de ce qu’il faut considérer lors du choix d’une police d’écriture, en plus de mes raisons d’adopter Lora.


LA BONNE POLICE POUR LA BONNE UTILISATION


Savez-vous que certaines polices d’écriture se lisent mieux à l’écran et d’autres sur papier? Eh oui! Elles sont développées pour diverses utilisations. Certaines seront plus claires ou moins brouillées lorsqu’on en change la taille, d’autres possèdent ou non des empattements (ces petites pattes qui aident l’œil à suivre la ligne). En général, les empattements sont préférés pour la lecture, tandis que les polices qui n’en possèdent pas sont préférées pour les titres. Bref, choisissez une police qui est conçue pour l’utilisation que vous souhaitez en faire.

UTILISATIONS POUR ÉCRAN
UTILISATIONS POUR IMPRESSION
- Application de bureau
- Site web
- Livre numérique
- Livre papier
- Journal ou revue
- Affiche publicitaire

Pour en savoir plus sur la question légale des droits d'auteurs reliés aux polices, consultez mon article précédent : Étonnante découverte quant aux polices d'écriture.





LA POLICE DOIT RÉPONDRE À VOS CRITÈRES


1. Le style :

Souhaitez-vous un look classique, original, élégant, moderne, rétro, en lettres attachées, en lettres très larges? Il existe une multitude de styles et personnalités!

 

2. L’alignement des lettres et chiffres :

Certaines polices ne sont pas alignées, surtout et souvent en ce qui concerne les chiffres. Par exemple, le 5 dans le chiffre 15 pourrait être plus bas que le 1. Bel effet pour certaines créations graphiques, mais cela convient-il à votre texte? Parfois, les lettres ne sont pas complètement alignées non plus, créant ainsi un style particulier, mais n’oubliez pas que toutes lettres non alignées fatigueront davantage l’œil du lecteur. Pour un titre, ça va. Par contre, pour un chapitre, c’est très différent!

 

3. Les formes :

Je ne m’en étais pas rendu compte, mais la première police que j’avais choisie pour l’épreuve de mon roman comprenait de si courtes virgules qu’on les distinguait à peine des points! Pas très pratique quand le lecteur doit toujours se questionner à savoir s’il s’agit d’un point ou d’une virgule! Certaines polices ont aussi de bien étranges points d’interrogation, d’autres de drôles de Q, d’Y, de W, S ou autre. Il faut donc vérifier que la forme des lettres, chiffres et symboles vous convient. Pensez aussi à tester l’italique…

 

4. La visibilité :

Une autre erreur que j’avais commise était de choisir une police d’écriture trop pâle. À l’écran, ça allait, mais à l’impression… pas du tout! Si vous aimez une police, mais vous doutez qu’elle soit suffisamment foncée sur papier, faites un test d’impression!


COMMENT SAVOIR SI LA POLICE SERA AGRÉABLE À LIRE


Comme je disais précédemment, la présence d’empattements (avec sérif) est toujours une bonne idée pour tout texte en paragraphe. Et un test d’impression peut vraiment s’avérer très utile! Mais vous n’avez pas envie d’imprimer chaque police avec empattements? Alors, voici quelques autres points à vérifier. Et là, il s’agit de mon expérience personnelle basée sur mes connaissances à ce sujet, ainsi qu’à force d’observations et d’essais.

 

1. L’alignement des lettres et des chiffres : 

En plus d’aligner la base des lettres à la même hauteur, n’oubliez pas d’en regarder le haut. Certaines polices ont différentes hauteurs de lettres, ce qui peut fatiguer l’œil du lecteur. Aussi, certaines ont des queues qui remontent beaucoup, ce qui nuira aussi au confort de lecture, car l’œil aime suivre une ligne plutôt que passer son temps à monter et descendre… Par exemple, comparez les C et les E dans l’image suivante :

 

2. Les variantes d’épaisseur : 

Sur l’image précédente, la police du haut ne possède pas une épaisseur uniforme des lettres. Vous ne trouvez pas que c’est moins agréable à lire? Plus c’est uniforme, plus l’œil oubli les formes et se laisse guider par les mots.

 

3. L’harmonie des formes : 

Si l’œil aime l’uniformité, qu’en est-il quand une lettre sort du lot? Un A ou un E très aplati par exemple… Mais encore…? Pour l’impression, j’avais trouvé une police plus foncée et je croyais que ce serait suffisant. Erreur! Quand j’ai reçu ma deuxième épreuve papier, j’ai réalisé que cette police donnait mal aux yeux! J’ai cherché à comprendre pourquoi… En observant les formes des polices de roman que je trouvais agréables à la lecture, j’ai enfin trouvé! Les lettres de la police que j’avais choisie n’étaient pas assez rondes! Eh oui. Le O, par exemple, était très ovale et en hauteur. Les polices les plus agréables à lire étaient toutes de formes plus rondes. En design, les rondeurs ajoutent douceur. Eh bien, l’œil aussi aime les jolies courbes!


COMMENT PERSONNALISER UNE POLICE


Bon, vous avez trouvé LA police idéale, mais votre test d’impression ne vous satisfait pas? Quoi faire? C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Lora. Et puis, encore une fois, j’ai bien observé celles de romans publiés par des éditeurs professionnels. Et là, j’ai vu qu’en fait, les lettres de Lora étaient légèrement trop espacées entre elles, ce qui ajoutait beaucoup de blanc entre les noirs des lettres et mon œil ne trouvait pas ça agréable… Il est bien difficile cet œil, non? Eh bien, il avait raison! Savez-vous que dans Word (et probablement dans d’autres logiciels aussi) vous pouvez ajuster l’espacement entre les lettres d’une police ou même, celui entre les lignes?
Voici comment :

 

Ajuster l’espacement entre les lettres :

Dans Word, sous l’onglet ACCUEIL, dans la partie « Police », cliquez sur le petit symbole dans le coin droit, en bas (représenté par un coin et une flèche). Une fenêtre s’ouvrira. Choisissez l’onglet PARAMÈTRES AVANCÉS. À droite de « Espacement : », choisissez « condensé », puis ajuster le nombre. Pour Lora, j’ai condensé à 0,3. Parfait pour cette police à taille 11! N’oubliez pas de sélectionner votre texte avant de faire cette transformation. Encore mieux, utilisez les styles pour la mise en forme de votre texte et programmez ce changement d’espacement dans le style souhaité (« Normal » pour tous les paragraphes).

 

Ajuster l’espacement entre les lignes (l’interligne) :

L’interligne simple de la police choisie ne vous convient pas? Changez-le. Dans Word, sous l’onglet ACCUEIL, dans la partie « Paragraphe », cliquez sur le petit symbole dans le coin droit, en bas (représenté par un coin et une flèche). Une fenêtre s’ouvrira. Choisissez l’onglet RETRAIT ET ESPACEMENT. Sous « Espacement », choisissez un interligne « multiple » et ajustez le nombre à moins de 1,00 (1,00 représentant l’interligne simple). Encore une fois, je vous suggère fortement d’utiliser les feuilles de styles et d’y programmer l’espacement souhaité. Mais attention, en diminuant l’interligne, vous risquez de voir disparaître certaines extrémités de lettres. Vérifiez donc que les lettres (majuscules et minuscules) en début, à l’intérieur et à la fin d’un paragraphe apparaissent en entier.


MES RAISONS D'ADOPTER LORA


Le choix d’une police est très personnel, mais voici mes propres raisons :
Lora convient à l’impression papier. Son style comprend des empattements, est contemporain, plutôt uniforme et harmonieux, avec de belles formes arrondies et toutes alignées (lettres et chiffres). Le point d’interrogation est joli. Les virgules et les points se démarquent très bien. L’italique est mignon (certains italiques d’autres polices m’agacent vraiment). Elle n’était pas tout à fait foncée, mais en condensant légèrement les lettres, j’ai pu augmenter la taille d’un point (à 11) pour alors obtenir une teinte parfaite!
Pour toutes ces raisons, je remercie son créateur : Cyreal!
😊

Voilà, j’espère que cet article vous aidera à bien choisir une police d’écriture!


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