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samedi 27 février 2016

Coupures nécessaires (partie 1)

J’ai entendu quelques écrivains mentionner leur travail de coupure de texte. Ils disaient que ça leur avait permis de parvenir à un meilleur résultat final. J’y croyais, mais je me disais un peu naïvement que mon roman n’en aurait pas besoin… Faux! Comme j’ai déjà mentionné dans plusieurs articles, je suis à retravailler le tome 1 de ma trilogie pour diverses raisons, en gros: plan détaillé manquant au départ, inexpérience d’écriture pour le tome 1, intrigue de base de la trilogie non suffisamment développée.

Par l’intermédiaire de mes bêta-lecteurs, j’ai compris que le début manquait de rythme… il était trop lent et trop long! Pour remédier à ce problème, j’ai dû faire un gros ménage dans mon texte. Je l’ai dépoussiéré de ses détails inutiles, des répétitions, des éléments n’apportant rien à l’histoire… ce que j’appelle les coupures nécessaires! Bien sûr, j’y ai ajouté plus d’action et d’intrigues pour accrocher le lecteur, mais ça, c’est une autre histoire. 

Bref, le résultat post coupures est vraiment mieux! Eh oui! C’est vrai! J’en suis encore en plein travail, mais pour vous donner une idée, dans mes 10 premiers chapitres (environ 33 000 mots), j’ai coupé autour de 10 000 mots! Le tiers! Pour ensuite le bonifier avec plus d’actions et d’intrigues pour parvenir à 25 000 mots au final de ces 10 premiers chapitres. Voici donc, en deux parties, mes réflexions sur le sujet. 

Quoi couper?
  1. Les détails inutiles. Pour ma part, en ayant mieux développé l’intrigue de base de ma trilogie en faisant le plan du tome 3, j’ai ensuite relu le tome 1. J’y ai alors vu tous les détails inutiles. J’entends par là, toutes les informations superflues qui n’apportent rien à l’histoire, qui n’expliquent rien, et qui ne servent donc à rien! En fait, ils ont bien une utilité, celle d’alourdir le texte! Pas très vendeur…
  2. Les répétitions. Je ne sais vraiment pas pourquoi et j’imagine que je ne suis pas la seule à faire ça, mais quand j’écris, j’ai tendance à écrire deux phrases qui veulent dire à peu près la même chose! À moins de vouloir insister sur un point, il vaut mieux en effacer une des deux, ou en modifier une pour n’en faire qu’une seule. Parfois aussi, j’expliquais à deux reprises, à deux endroits différents du livre, la même chose…! On peut parler deux fois du même sujet, mais il vaut mieux que la deuxième fois apporte de nouveaux éléments. On peut aussi se poser ces deux questions: « Est-ce vraiment utile d’en parler deux fois? » « Devrais-je l’écrire qu’une seule fois? »
  3. Les éléments n’apportant rien à l’histoire. J’ai coupé, à regret, un chapitre complet comprenant un élément sorti directement de mon imagination, un nouveau sport, digne du « quidditch » d’Harry Potter. C’est qu’il apportait si peu à l’histoire… Il n’était qu’un élément de plus faisant évoluer mon héroïne. Quand j’ai réalisé qu’elle pouvait très bien évoluer sans cet élément, je l’ai coupé. En fait, il ralentissait le rythme de l’histoire, il rendait le début encore plus long et comme il ne s’y passait rien d’intrigant, il ne jouait pas le rôle d’inciter le lecteur à poursuivre sa lecture… Il y avait donc plus de désavantages que d’avantages… J’ai aussi coupé quelques autres éléments de moindre importance. Mais attention! Quand vous enlevez ces éléments, assurez-vous bien d’effacer ou de modifier tous les bouts de votre histoire qui pourraient en être affectés. Dans « WORD », il y a un petit outil très utile pour ça: « recherche avancée ». Vous tapez le mot que vous recherchez et il vous montrera chaque endroit où il se retrouve dans votre texte. Vous pourrez ensuite réorganiser vos phrases en conséquence de ce que vous venez d’effacer.
  4. Les phrases qui sortent du style d’écriture que vous avez donné à votre roman. Encore une fois, j’ai coupé, à regret, de belles phrases philosophiques dont j’étais très fière, mais qui malheureusement, produisaient un effet de discordance par rapport au reste du texte. Je devais l’effacer pour rendre la lecture plus fluide pour le lecteur, car le but n’est pas qu’il s’arrête à réfléchir sur une phrase…
Consulter ici la partie 2 de cet article. 

samedi 20 février 2016

Bêta-lecteurs… comment vous aident-ils?

Au début, j’hésitais à faire lire mon roman avant qu’il soit publié, mais je peux vous affirmer que je n’ai jamais regretté mon choix de requérir l’aide de bêta-lectrices parmi mes proches. Leurs commentaires m’ont grandement aidée! Il n’y eut que des avantages pour mon roman! Je me sens vraiment privilégiée qu’elles aient accepté ce rôle! 

Voici ce que vos lecteurs de version bêta peuvent faire pour vous :
  1. Répondre à vos questionnements. Si vous doutez de l’efficacité de votre début, de la compréhension d’un élément « X », ou que vous vous demandez s’il y a des longueurs ou si l’intrigue est intéressante, etc., vous pourrez en discuter avec eux… Il est fort possible que leurs réponses vous inspirent une marche à suivre pour améliorer votre roman. Attention, car elles peuvent également vous apporter une certaine confusion. Dans ce cas, il s’agit d’écouter votre instinct en vous fiant à ce que vous aimez. Après tout, c’est votre livre et c’est à vous de décider ce que vous voulez y écrire.
  2. Relever les oublis de certains éléments. Oui, quand on a trop le nez dedans, notre vision s’embrouille parfois et on fait quelques oublis…
  3. Relever les irrégularités, les éléments invraisemblables ou illogiques. Il est possible qu’on ait mal expliqué notre idée… J’y accorde toujours beaucoup d’importance quand une de mes bêta-lectrice me dit trouver un élément « X » invraisemblable. C’est alors que je n’ai pas réussi à la convaincre de la logique de cet élément. Alors, j’y réfléchis et je trouve une façon plus claire de l’expliquer. J’y change quelques détails et le tour est joué! Par la suite, le lecteur n’accrochera plus sur ce point et la lecture en sera plus fluide.
  4. Vérifier la fluidité de l’histoire selon leur point de vue et non le nôtre. Une très bonne chose étant donné notre grande familiarité avec l’histoire. Parfois, on a beau en faire de nouveau la lecture, si nous n’avons pas assez de recul, on ne voit plus rien… Il serait alors bien de mettre de côté notre roman quelque temps, pour ensuite retrouver un œil nouveau en le relisant. Mais parfois, ce n’est pas possible. Il est alors préférable que quelqu’un d’autre, ne connaissant pas le scénario, le lise avec un œil nouveau.
  5. Vous motiver! S’ils ont aimé votre histoire et qu’ils veulent lire la suite, quoi de plus motivant pour l’écrivain(e)?
  6. Vous donner des idées sur l’histoire ou l’écriture. Personnellement, certaines de mes bêta-lectrices ont commenté sur mes descriptions de l’environnement et des personnages. Ma cousine Chantal, qui a étudié l’écriture, m’a transmis ses conseils plus techniques. Tous ces avis m’ont grandement aidée à connaître ce que le lecteur aime lire. Ça m’a aussi fait réaliser certaines de mes lacunes, que j’ai ensuite pu corriger. Encore une fois, mon écriture en a grandement gagné!
Qui peuvent être vos bêta-lecteurs?
N’importe lequel de vos proches à qui vous faites confiance et qui aime lire : famille proche ou éloignée, collègues, amis. Mais choisissez quelqu’un qui n’a pas peur de vous donner un point de vue franc, au risque de peut-être blesser votre amour propre. Les points de vue « pour vous faire plaisir et vous épargner la cruelle vérité » n’apportent aucun élément pouvant aider à améliorer votre roman.

Après avoir fait lire mon roman à plusieurs de mes proches, je réalise qu’il est préférable que certains de vos bêta-lecteur fassent réellement partie du public cible de votre livre. Pourquoi? Parce que naturellement, il s’y intéresse plus, il a un point de comparaison avec ses livres préférés, et il vous partagera donc des commentaires probablement plus pertinents sur l’histoire. Par contre, certaines personnes hors du public cible m’ont aussi apporté des commentaires très pertinents, mais concernant plutôt l’écriture et non l’histoire. À mon avis, l’un comme l’autre sont très aidants…

Remerciements
J’en profite pour remercier de leur patience et de leur intérêt toutes mes bêta-lectrices! Grâce à elles, je suis devenue une meilleure écrivaine et mon roman s’est de beaucoup amélioré! Il s’en trouvera toujours une petite partie de vous à l’intérieur de celui-ci!

dimanche 14 février 2016

Écrire un début accrocheur

Vous croyez qu’il est simple d’écrire un début d’histoire accrocheur? Détrompez-vous! Ce ne l’est pas… Je trouvais le début de mon roman (version bêta) pas suffisamment accrocheur, j’ai donc fait des recherches sur le Net pour trouver quelques conseils. Comme Diane Lacombe (auteure) me suggérait, je me suis aussi demandé de quelle façon j’aimerais me faire raconter mon histoire. Mise à part le fait que j’aime un ordre chronologique des évènements, ce que je trouve moins confus pour un livre, comment, en général, je préfère qu’on me conte une histoire? Je me suis rappelé certains livres qui ont su me captiver dès le début et je me suis demandé : « pourquoi? » De toute évidence, ils contiennent tous des éléments qui ont capté suffisamment mon intérêt… mais encore? Parfois, une action avec des faits étranges m’a particulièrement intriguée, assez pour souhaiter comprendre mieux. Parfois, une introspection mentionnant un évènement qui arrivera bientôt et dont le personnage appréhende pique alors ma curiosité et me donne envie de découvrir comment cet évènement se passera.

Voici donc le fruit de mes recherches ainsi que de mes réflexions, sans toutefois être exhaustif.

Erreurs à éviter :
  1. Trop d’introspections : C’est bien beau l’introspection, mais le lecteur a-t-il vraiment besoin d’en connaître autant sur les émotions du narrateur? Il faut se poser la question… Ça peut devenir long et ennuyeux. On ne doit pas se perdre en information inutile dès le début du livre, mais plutôt se concentrer en une introduction dynamique. Car après tout, on dit que nous n’avons qu’une dizaine de pages pour capter l’intérêt du lecteur à notre livre, au risque qu’il le referme… Mais si l’introspection est importante, alors la règle d’or est : résumer, couper, puis résumer encore. C’est du moins ce que j’ai fait et qui, je trouve, a été très bénéfique au rythme du roman.
  2. Trop de descriptions : Elles sont nécessaires, bien sûr, mais le sont-elles au début? Certaines descriptions pourraient-elles se retrouver ailleurs dans l’histoire? Si la réponse est oui, vous feriez probablement mieux de faire le changement… Votre début pourrait en gagner en dynamisme… Encore, le mot d’ordre demeure : « résumer ». La description ne doit pas nuire au rythme de l’histoire et à la fluidité de l’action. Souvenez-vous que lorsque le lecteur lit une description, son cerveau fait comme une petite pause, le rythme est ralenti pour prendre le temps de s’imager ce que l’on décrit. Cependant, une courte description en cours d’action peut aussi être un beau contraste qui dynamise le texte.
  3. Trop d’informations : Par information, j’entends lorsqu’on informe, enseigne, renseigne, transmet des connaissances au lecteur. Pour les premières pages de l’histoire, il vaut mieux ne pas perdre le lecteur en renseignement superflu qui pourrait l’ennuyer et ainsi créer l’effet tout contraire de celui qu’on désire… Si le lecteur doit se concentrer pour comprendre le début d’un roman, il le refermera… Et encore, une information pourrait-elle se retrouver ailleurs dans l’histoire? Il serait préférable que oui. Mais si elle doit absolument faire partie du début, il faudrait alors plutôt l’intégrer presque subtilement dans le texte, de façon simple et fluide, sans que le lecteur s’aperçoive qu’il acquiert une information. Elle sera alors enregistrée presque inconsciemment… en évitant de briser le rythme. Si elle n’est pas absolument nécessaire, il vaut mieux l’oublier ou en parler ailleurs quand le sujet reviendra.
  4. La répétition : Lorsque deux phrases veulent dire la même chose. Il vaut mieux en couper une des deux ou la modifier pour n’en faire qu’une. Sauf, bien sûr, si le but de cette répétition est d’insister sur un point… alors là, elle sera peut-être utile…
 À favoriser :
  1. L’action: Elle dynamise la lecture et donne un rythme à l’histoire. Entrez dans le vif du sujet, dès le début…
  2. L’intrigue : Qu'elle soit amoureuse, policière, mystérieuse, etc. Intriguez suffisamment le lecteur en ce qui concerne la suite de l’histoire, ainsi il voudra la lire.
  3. Fait étrange/bizarre, situation extraordinaire/hors du commun : Pour solliciter l’intérêt du lecteur à en connaître davantage, à comprendre.
  4. Mention de ce qui se produira bientôt : Pour inciter la curiosité du lecteur. Il voudra peut-être découvrir ce qu’il va arriver et comment le personnage principal s’en sortira avec cet évènement.
  5. Le contraste : Contraste de scènes, de phrase, d’objectif, etc. Un contraste peut capter l’attention du lecteur, mais ça pourrait aussi l’ennuyer ou en effacer l’effet de trop en abuser.
 
Dans mon cas, j’ai ajouté une scène de 1 page à mon début. Elle ajoute action, dynamisme et intrigue. En fait, cette scène était implicite dans mon prologue, mais la narratrice, mon héroïne principale, n’en connaissait pas tous les mystères, puisqu’elle était bébé lorsque le tout s’est déroulé. J’ai alors choisi un autre narrateur, son tuteur, pour décrire l'action sous un autre regard. Ça permet qu’il aborde certains mystères de sa connaissance, sans pour autant en donner les réponses… Juste assez pour soulever quelques questions auprès du lecteur. J’espère que cette scène sera suffisamment intrigante. J’ai aussi fait plusieurs coupures (introspection/descriptions/informations/répétitions) de mes premiers chapitres pour en améliorer le rythme… Mais, ça me plaît bien comme ça, alors c’est plutôt bon signe!

dimanche 7 février 2016

Écrire une trilogie… Mes réflexions...

Je me suis demandé : « Pourquoi mon tome 1 n’était, au départ, pas aussi bien que le tome 2? » Parce que j’ai tellement dû le retravailler pour qu’il soit aussi bien que le tome 2… Voici mes réflexions sur le sujet…

Est-ce une question d’expérience?
Je ne pense pas que ce n’ait été qu’une question d’expérience. Je crois que même si l’écriture du tome 1 avait eu, au départ, la même qualité que celle du tome 2, oui je l’aurais moins retravaillé, mais j’aurais tout de même dû le faire plus que le 2. 

Il est tout de même possible que mon inexpérience en ait été en partie la cause, mais je ne crois pas que ça explique tout.

Est-ce une question de plan?
Le plan de mon tome 1 était beaucoup moins détaillé comparé à celui du tome 2. Après avoir terminé l’écriture du tome 2, je me suis aperçue à quel point cela a fait une différence marquée. Je trouvais que le tome 1 contenait des détails inutiles qui alourdissaient le texte. J’avais aussi omis d’autres détails utiles à la fluidité de l’histoire. Globalement, je trouvais l’histoire du tome 2 mieux ficelée, j’avais l’impression que celle du tome 1 n’était pas décousue, mais disons... moins solide. Avoir un plan détaillé m’a aidée à ne pas m’y perdre et à donc savoir exactement où j’allais. 

Est-ce en raison de l’intrigue?
J’entends par intrigue, tous les évènements de l’histoire que le lecteur lit, sans comprendre complètement. Normalement, bien des évènements, à première vue sans lien commun, finissent par se réunir pour prendre tout leur sens. Et alors, le lecteur comprend tout. Dans ma trilogie, il y a une intrigue propre à chacun des tomes, mais également une intrigue de base pour la trilogie. Cette intrigue peut être plutôt complexe, surtout pour moi qui en connais les moindres détails… des détails que je dois constamment garder en tête quand j’écris pour m’assurer de la cohérence des évènements. Quand ça prend des mois à écrire un roman (oui, des mois, parce qu’après tout j’ai autre chose à faire, comme d’aller travailler…), tous ces détails sont difficiles à retenir… C'est pourquoi je les écris dans mon plan… Mais je ne peux m’empêcher de penser que si mon intrigue avait été moins complexe ou mon livre moins long, qu’un plan ne m’aurait peut-être pas été aussi utile... qui sait?

Est-ce une question de manque de vision globale?
Quand j’ai commencé à écrire le tome 1, je n’avais pas vraiment une trilogie en tête. Je voulais juste écrire cette histoire. Après le tome 1, j’ai bâti l’histoire du 2. Pendant ce temps, l’histoire du 3 prenait de plus en plus forme dans ma tête. Après avoir terminé le 2, j’ai bâti le plan du tome 3 (que je n’ai pas encore écrit). Mais là, dans le 3, je me suis mise à trouver une façon de tout expliquer des mystères du tome 1. J’avoue que je n’y avais pas songé en profondeur… J’aurais peut-être dû avant de commencer à écrire le tome 1. Je crois que oui, ça aurait été aidant. J’aurais mieux su où j’allais et donc, ça aurait paru dans mes descriptions, dans les détails que je donnais, dans la cohérence, etc.

Conclusion…
Si vous lisez un jour mon tome 1, vous n’y verrez que du feu, puisque je l’ai retravaillé en conséquence. Mais ce que je dis, c’est que l’expérience m’a appris, que si je réécris un jour une autre trilogie, je vais d’abord prendre le temps de mieux penser et développer les détails de mon intrigue de base, que j’écrirai dans mon plan pour avoir une meilleure vision globale. Parce qu’après tout, il s’agit de l’intrigue de base et que par définition, une base est une fondation sur laquelle se repose quelque chose... ici, toute l’histoire de la trilogie.

jeudi 4 février 2016

L'écriture en évolution

Le tome 1 était le premier livre que j’écrivais. Bien sûr, j’avais moins d’expérience en écriture. C’était mes balbutiements… Tel un enfant qui apprend à marcher, j’ai appris à écrire… Oui, c’est vrai, j’avais déjà une excellente base puisqu’il m’est plusieurs fois arrivé de corriger les travaux de français de mes amies. D’accord, c’était parce qu’à l’école, le français a toujours été une de mes matières fortes. Alors que les autres détestaient les dictées, moi, je les aimais!

Quand j’ai commencé à écrire le tome 1, j’avais plusieurs questions… Ma cousine Chantal, que je remercie d’ailleurs, a gentiment répondu à mes questions et m’a fourni quelques règles de français de ses propres livres de cours universitaire. Ça m’a beaucoup servi et je les ai conservées précieusement… 

Et là, j’ai fait une découverte surprenante qui, en fait, ne l’était pas tant que ça… j’aurais dû me douter de cette évidence… Je me suis aperçue que plus j’écrivais, plus mon écriture évoluait! C’était merveilleux! J’étais impressionnée de constater la différence entre le début et la fin! Alors j’ai dû réécrire le début… Après avoir écrit le tome 2 et l’avoir retravaillé, je me suis de nouveau aperçue que mon écriture avait encore plus évolué! J’étais, une fois de plus, émerveillée! Mais je relisais mon tome 1 et je n’en étais plus satisfaite… Je trouvais ça mal écrit… Je ne pouvais pas laisser ça comme ça! J’ai donc dû écrire de nouveau le tome 1. En fait, je l’ai retravaillé pour réécrire presque qu’entièrement, phrase par phrase, tout le texte… les plus de 85 000 mots. Bon, d’accord, ce n’était pas ce qui était des plus plaisants à faire, mais c’était pour le bien de la cause… Et là, je ne mentionne même pas toutes les fois où j’avais, entre temps, retravaillé l’histoire du tome 1 suite aux commentaires de mes lecteurs de version bêta… C’est donc beaucoup de travail! Eh oui... Mais j’ai tellement hâte qu'il soit à mon goût! N’est-ce pas une excellente motivation? 

Maintenant que j’ai gagné en expérience, je n’ai pas été obligée de reprendre autant de fois le tome 2 que le tome 1. En fait, pour le tome 2, j’ai écrit un premier jet dont je reprenais de temps en temps quelques bouts de texte. Quand j’ai modifié un peu mon plan, j’ai corrigé quelques sections du roman pour que tout demeure fluide et cohérent. À la fin, j’ai tout retravaillé pratiquement phrase par phrase, mais seulement une fois. Donc, si je ne me trompe pas, je l’ai révisé entièrement environ 3 fois avant d’en être satisfaite. Alors que pour le tome 1, je ne compte même plus les fois… mais ça doit tourner autour de 10… peut-être même plus! 

Donc, la morale de l’histoire… ne pas abandonner en continuant à travailler fort pour atteindre le résultat que l’on veut obtenir et pouvoir en être satisfait. Une fois qu’on gagne en expérience, ça devient plus facile… 

Et vous, quelle est votre expérience?

mardi 2 février 2016

La recherche derrière l’histoire

Vous n’avez pas idée du nombre de recherches que j’ai effectuées pour ma trilogie… Je sais, je suis peut-être zélée. N’empêche que chaque recherche a ajouté un + à l’histoire. Ça la rend bien sûr plus crédible, puisque j’ai l’air de savoir de quoi je parle! Je trouve que ça aide aussi à la cohérence du scénario, peut-être encore parce qu’après plusieurs lectures sur le sujet, je sais finalement vraiment de quoi je parle! 

Chaque tome de ma trilogie se déroule dans un lieu géographique différent. Ce lieu a donc un climat qui lui est propre, une faune et une flore qui lui est aussi propre. J’ai toujours voulu que mon roman soit le plus réaliste possible, même s’il est quelque peu fantastique. J’aimerais que le lecteur puisse croire que c’est vrai, même si c'est inventé… Alors oui, je consulte les archives météo de cet endroit, je fais des recherches sur la faune et la flore, parce que l’histoire se passe plutôt en dehors des villes… Ça ne s’arrête pas là! Je consulte même les cartes avec images satellite et données topographiques, et Google map street view! Ce dernier est merveilleux, car je peux décrire l’environnement comme si j’y étais moi-même allée! 

Dans mon roman, l’héroïne expérimente de nouvelles activités, elle apprend de nouvelles choses, et chaque fois, c’est moi qui l’ai d’abord appris! Je vous donne un exemple. Pour le tome1, l’héroïne apprend comment prendre soin des chevaux, j’ai donc dû apprendre moi-même… J’ai fait des recherches sur l’anatomie du cheval, son comportement, son langage non verbal, comment le panser, comment le monter, je me suis renseignée sur les écuries et j’ai validé les termes avec des gens qui connaissent ce domaine. Je me suis aussi basée sur ma petite expérience personnelle des 2 ou 3 fois où j’ai eu la chance de monter à cheval… Ces nombreuses recherches n’étaient pas dans le but de toutes les énumérer dans mon texte par la suite. Ça serait alors trop théorique, lourd et on en perdrait la magie. Mais elles ont été une base solide sur laquelle construire un scénario plausible et des descriptions réalistes. Zélée? Peut-être… Mais je reste convaincue que sans ces recherches, mon texte n’aurait vraiment pas été à la hauteur! 

Et vous, qu’en pensez-vous?

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