Rechercher sur ce blogue

samedi 12 mai 2018

Tag séries télé et films


Je publie aujourd’hui un article quelque peu différent, un tag, vous connaissez? Il s’agit d’une série de questions qui circulent sur les blogues et auxquelles les blogueurs répondent. J’aime bien en lire pour en apprendre un peu plus sur la personne derrière le blogue. J’ai vu celui-ci sur L’univers des mots et je me suis dit que ça serait amusant.

Alors, voici les questions et mes réponses… du moment. Oui, parce qu’on me les reposerait dans un an ou 2 que certaines différeraient probablement.😊


SÉRIES TÉLÉ

1. La série que tu ne peux absolument pas manquer?
Il y en a plus d’une! Game of Thrones, Star Trek : Discovery, Le dernier navire, Madame la Secrétaire d’État.
Il y a aussi certains documentaires que je ne veux absolument pas manquer, généralement quand il s'agit de découvertes archéologiques (mon côté Indiana Jones) ou de phénomènes mystérieux... je raffole du mystère! En tant qu’écrivaine, c’est une excellente source d’inspiration. Je m’amuse souvent à imaginer une explication fictive aux questions qu’on s’y pose.


2. La série qui t’insupporte le plus?
Si je ne peux pas la supporter, je ne la regarde pas. Mais disons que n’importe quelle série où on tourne le drame en violence verbale vengeresse. J’ai horreur de voir des gens se détester, se crier dessus, se disputer sans cesse, sauf si sur fond humoristique, mais pas trop quand même. Et franchement, au Québec, les séries sont fortes sur ce genre de drame. J’ignore pourquoi… Comme si, ici, nous passions notre temps à faire ça. Ben voyons! C’est exagéré et ne représente pas la réalité. On y voit des gens réagir avec tant de violence verbale sur leur lieu de travail, alors que personnellement, au travail, j'observe plutôt de l’entraide et du respect. Oui, des conflits parfois, mais personne qui aboie sa colère... Je préfère le drame silencieux, plus intelligent émotionnellement parlant. Mais j’ai bon espoir pour les séries québécoises, car on en produit de plus en plus avec des émotions modérées plus réalistes qui me conviennent davantage.

3. La série que tu aimais et qu’au fil du temps tu as cessé de regarder?
Marvel agent of shield et Suits.

4. La série de ton enfance?
Ma préférée : La femme bionique! Même si j’étais très jeune, ça ne me rajeunit pas… 😉 Et en famille, nous ne manquions jamais l’émission Découverte (reportages scientifiques), ce qui explique sans doute mon intérêt d’aujourd’hui pour les documentaires.

5. Une série québécoise ou française que tu aimes bien?
Hubert et Fanny, Lâcher prise.

6. As-tu une série que tu as vue et revue? Si oui, laquelle?
Je ne les réécoute pas, j’aime trop en découvrir de nouvelles...



FILMS


1. Le film que tu adores?
Wonder woman! Quelle héroïne! Et les scènes de combat sont magnifiques! On dirait une danse!
Battleship, j’ignore pourquoi, je crois que c’est la bonne musique ou alors la belle binette de Taylor Kitsch, mais chaque fois que ce film passe à la télé (et il passe souvent) je ne peux m’empêcher de le regarder au complet. Le même phénomène se produit avec les nouveaux Star Trek...

2. Le film que tu aimais, mais que tu t’es lassée de regarder?
Le jour de la marmotte. J’ai dû le regarder 25 fois! J’aimais bien voir évoluer le personnage principal, mais là... trop, c’est trop. 
Dirty Dancing, ça aussi, je l’ai tellement vu!

3. Le film qui te fait pleurer à tous les coups?
Oh my God! Je pleure à rien! Mais un des films qui m’a fait le plus verser de larmes et que j’aime beaucoup c’est PS I love you. Et dernièrement, j’ai pleuré comme une Madeleine en regardant Wonder. 😭

4. Le premier film que tu as été voir au cinéma? Et le dernier?
Oh là là! Le premier film est E.T. l’extra-terrestre! Bon, encore quelque chose qui ne me rajeunit pas… 😏 Le dernier? Je ne vais plus au cinéma ou si peu que je ne m’en souviens plus. Moi et mon conjoint sommes plutôt adeptes du cinéma maison dont le dernier était Maze Runner – Death Cure.

5. Le ou les film(s) qui te ou t’ont fait flipper?
Aucun en particulier, mais je déteste tous les films d’horreur ou ceux avec violence extrême sordide et gratuite.

6. Ton acteur et actrice international préféré?
Je regarde les films pour leur histoire et visuel, pas pour l’acteur ou l’actrice qui y tient un rôle, même si ça peut parfois m’influencer. Toutefois, j’aime bien voir jouer Ryan Reynolds et Julia Roberts.


J’espère que ce tag vous a plu!😊 En voulez-vous d'autres? Je pourrais bien retenter l’expérience un de ces jours.

Lire la suite ...

samedi 28 avril 2018

Bien intégrer les idées orphelines à l’intrigue avec la méthode « Et si +»



Dans l’article précédent, je vous parlais de la méthode « Et si » que j’utilise quand je construis une intrigue à partir de zéro. Par contre, cette approche me pose problème lorsque je veux en retravailler une déjà établie, mais qui ne convient plus pour x raisons. Je souhaite généralement en conserver certaines idées que j’aime bien, mais qui se retrouvent maintenant orphelines d’intrigue, puisque cette dernière sera modifiée. Ces idées perdent alors leur emplacement logique dans le fil de l’histoire. Je cherche donc à les réintégrer au bon endroit. Le problème est que je ne sais plus par où commencer. Je m’y perds… C’est comme un gros brouillon dans ma tête, un brouillard même, car je n’y vois plus clair du tout. Suis-je la seule à qui ça arrive?

J’ai donc décidé d’organiser mes pensées en une méthode que je nomme « Et si + », que j’utilise comme guide vers la sortie de ce brouillard. Finies les longues périodes de blocage! Elles sont chose du passé, car j’avance désormais tous les jours grâce à cette méthode personnelle que voici.

Retravailler une intrigue avec la méthode « Et si + »

Introduction :

Il s’agit en fait de la méthode « Et si » (voir l’article précédent) à laquelle j’ai ajouté deux étapes et légèrement modifié quelques autres (d’où le + dans « Et si + »). Pour vous éviter de relire au complet les explications de cette version, je décrirai chacune des étapes dans celui-ci. Prenez note que j’ai simplement recopié celles qui demeurent inchangées (2, puis 5 à 9).

Pour élaborer une toute nouvelle intrigue à partir de zéro, c’est-à-dire sans élément préexistant que vous souhaitez conserver, l’approche « Et si » conviendra davantage. Voici le lien pour la consulter: Trouver des idées et construire une intrigue avec la méthode "Et si"

Pour moi, cette façon de procéder fonctionne à merveille. Je viens même juste de la tester. Suivre les étapes une à une m’a permis de progresser régulièrement. Cette méthode m’aide à y voir clair et me fournit les outils nécessaires pour franchir les murs d’obstacles que je rencontre en cours de route.

En bref, les étapes à suivre :
  1. Déterminer le point de départ A et le point d’arrivée B de la nouvelle intrigue
  2. Imaginer le chemin le + facile à parcourir
  3. Noter les éléments à conserver de l’ancienne intrigue + ceux nouveaux que vous avez déjà en tête
  4. Associer chacun de ces éléments à une étape précise du parcours qui sera adapté pour une bonne cohérence
  5. Ajouter des obstacles à chaque étape avec des « Et si »
  6. Approfondir chaque « Et si » au maximum
  7. Répondre à toutes les questions
  8. Choisir ce qui inspire le +
  9. Corriger les incohérences et résumer la nouvelle intrigue
Au cas où cette méthode pourrait aussi servir à d’autres, voici les explications détaillées de chacune de ces étapes.


1. Déterminer le point de départ A et le point d’arrivée B de la nouvelle intrigue

Quand je décide de retravailler une intrigue, c’est que bien sûr j’en avais d’abord écrit une. Mes personnages commençaient quelque part, évoluaient et terminaient ailleurs. L’intrigue comprenait donc un point de départ A et un point d’arrivée B représentant un lieu, une situation, un état psychologique ou autre. À vous de décider si ces deux points demeureront les mêmes ou non. Après tout, vous pourriez ne transformer que le contenu de votre intrigue sans toucher le A et le B.

En ce qui me concerne, lorsque je modifie une intrigue, je sais souvent où je veux qu’elle commence, alors que je peine à me décider où elle se terminera. Par contre, je considère important de le définir à l’avance, question d’aller dans la bonne direction. Quand j’écris sans avoir déterminé la fin, je me sens perdue. Tandis que si je prends le temps d’y réfléchir d’abord, tout devient plus clair.

Pour m’aider à choisir mes points A et B, je commence par trouver le but de mon intrigue, je décide s’il sera atteint ou non et, s’il ne l’est pas, ce qui le sera à la place. Au besoin, je me pose les questions suivantes :
  • Quel objectif mon personnage veut-il atteindre?
  • Comment l’histoire le changera-t-il?
  • Au final, qu’est-ce qu’il y gagnera?
Après avoir établi le point de départ et celui d’arrivée, je passe à l’étape suivante.


2. Imaginer le chemin le + facile à parcourir

Une fois que j’ai déterminé d’où partiront mes personnages et où ils se rendront, j’entre dans leur peau et visualise le trajet qu’ils emprunteront. Je parle ici du chemin parcouru sans aucun obstacle, autrement dit, si tout allait bien dans le meilleur des mondes…

S’il s’agit d’un parcours physique, j’imagine chacune des étapes par lesquelles ils passeront. Par exemple, Gabriel ouvre la porte, sort de la pièce, se rend à la voiture qu’il déverrouille puis démarre, emprunte la rue Y, tourne à droite à la deuxième lumière, arrête au bar près du quai pour rencontrer une telle personne qui lui transmettra les informations qu’il a besoin pour poursuivre sa quête.

Si le parcours en est un psychologique, alors c’est un peu différent, mais le principe demeure le même. Il suffit de s’imaginer les étapes de progression. Par exemple, un ami décède, ce qui rend Mélanie triste et l’oblige à chercher des solutions pour retrouver la joie de vivre, elle va à la bibliothèque emprunter des livres sur la méditation et s’inscrit à une classe de yoga, etc.

Plus les étapes seront détaillées, plus je serai inspirée pour la suite. Il n’est aucunement nécessaire de les écrire, mais personnellement je le fais, ça m’aide à réfléchir.

Dans mes romans, mes personnages élaborent souvent de jolis plans à suivre, et je m’amuse à tout faire tourner mal… Vous savez, ces fameux imprévus qui donnent du piquant à l’histoire?

Alors, comment vos personnages ont-ils prévu de procéder pour atteindre le but visé?


3. Noter les éléments à conserver de l’ancienne intrigue + ceux nouveaux que vous avez déjà en tête

Reconstruire une intrigue est un peu comme faire un puzzle. Au début, on ne sait trop par où commencer. On retourne à l’endroit les petites pièces pour y voir plus clair, choisit toutes celles représentant par exemple une bicyclette et les assemble pour qu’elle se forme sous nos yeux. Avec de la patience, pas à pas, on pose les bons morceaux à la bonne place et complète enfin le casse-tête. Pour l’intrigue, c’est pareil. Il y a tant de pièces à regrouper! Et pas n’importe comment, mais de façon organisée et cohérente.

Note : D’accord, je pourrais ici entrer dans la complexité de ce que doit comprendre une intrigue et l’art de l’élaborer en maintenant le mystère pour le lecteur, etc., mais ce n’est pas le but de cette méthode. Je vise plutôt à simplifier les étapes, pour parvenir à produire l’ébauche d’une intrigue. Il sera toujours temps de la peaufiner plus tard, mais au moins, vous ne serez plus dans le brouillard.

Quand vient le moment de construire ma nouvelle intrigue, j’ai souvent déjà en tête quelques idées, alors je les note sous forme de liste. Je relis mon plan ou y réfléchis, puis ajoute à cette liste les éléments que je souhaite vraiment conserver, surtout ceux qui affectent le déroulement de l’histoire (en dehors de cette intrigue-ci). Pour m’aider à y voir plus clair, j’aime ensuite les classer par ordre d’arrivée des évènements.

Par exemple, si le but de la nouvelle intrigue est que Nicolas retrouve un précieux objet qui a été volé, les anciens éléments que vous souhaitez intégrer dans la nouvelle version pourraient être (en ordre chronologique) :
  1. Nicolas rencontre Sara.
  2. Nicolas sauve la vie de Sara. Elle le remarque alors et s’y intéresse.
  3. Sara propose à Nicolas une sortie en boîte où il apprend qu’elle est la fille du voleur qu’il suspecte.

4. Associer chacun de ces éléments à une étape précise du parcours qui sera adapté pour une bonne cohérence

À partir d’ici, les choses se corsent… Il y a beaucoup de décisions à prendre, la tête travaille fort pour placer chaque évènement au bon endroit, choisir ceux qu’il faut délaisser, etc. Je prends donc le temps qu’il faut pour passer au travers, un élément à la fois. Personnellement, j’aime me servir de la liste établie au point 3. Je la développe, l'organise et la modifie au fur et à mesure que j’avance avec la méthode.

D’abord, j’associe chacun des éléments de l’étape précédente à un endroit précis du parcours entre A et B. Si j’ai plus d'une option et que j’hésite à me décider, je les note toutes en vue de choisir plus tard.

En reprenant le dernier exemple, à quel moment dans la suite d'évènements Nicolas pourrait rencontrer Sara? Possible que, suite aux infos qu’il a reçues, il se rend à une adresse pour enquêter sur le vol. En tournant dans une rue, sa voiture passe près de frapper Sara qui traverse en courant. Elle lui crie des noms et c’est comme ça qu’il la remarque.

Quand tout est enfin placé au bon endroit et que je relis la liste de points un à la suite de l’autre, la trame paraît quelque peu décousue. Je l’adapte donc pour m’assurer que tout se suive bien. Au besoin, je modifie quelques éléments ou j’en élimine.

Par exemple, dans le nouveau parcours, Nicolas n’a plus l’opportunité de sauver la vie de Sara. À la place, j’intégrerai une autre façon qui amènera Sara à remarquer Nicolas et s’y intéresser. Je modifierai donc cet élément. Sinon, j’aurais pu changer le parcours pour donner la chance à Nicolas de sauver la vie de Sara. Je constate aussi qu’il ne convient malheureusement plus que Sara propose une sortie à Nicolas, alors, j’élimine ce point. Ce n’est pas grave, car l’occasion d’ajouter d'autres éléments à l’intrigue reviendra plus tard.

Note : Avant de passer à l’étape suivante, il est préférable d’avoir une idée claire du nouveau chemin à parcourir et de l’endroit exact où intégrer les éléments à conserver. Moi, question de mieux m’y retrouver, je fais le ménage de ma liste en plaçant tout en ordre chronologique, en supprimant ce que je n’utiliserai pas et en faisant des choix là où j’hésitais.


5. Ajouter des obstacles à chaque étape avec des « Et si »

Vous connaissez désormais le chemin que parcourront vos personnages. Maintenant, il est l’heure d’y foutre la pagaille! Pour ce faire, je reprends le trajet de l’étape précédente (après le grand ménage) et j’y ajoute des obstacles. Je dresse une multitude de possibilités en énumérant tous les « Et si » auxquels je pense. Cette liste n’aura de limite que votre imagination! Qu’est-ce que signifient ces « Et si »? Pour le comprendre, voici un exemple…

Parcours imaginé : Jim doit passer par la route Du-petit-chemin pour rencontrer M. Mystère au quai Près-du-lac, qui lui donnera des renseignements utiles à sa quête.

Vous pourriez alors vous poser les questions suivantes en commençant chacune par « Et si » :
  • Et si la route Du-petit-chemin était bloquée par l’ennemi?
  • Et si M. Mystère n’était pas au rendez-vous?
  • Et si Jim se rendait au mauvais endroit pour la rencontre?
  • Et si Jim arrivait en retard pour rencontrer M. Mystère?
  • Et si Jim recevait de faux renseignements de la part de M. Mystère?
Il existe de nombreuses possibilités, non? Allez, sortez vos idées sans oublier les plus farfelues. Vous déciderez plus tard si vous les retenez ou non. Mais ces idées, même les plus folles, pourraient vous mener sur une route très intéressante et captivante pour votre lecteur!

Alors, quels obstacles ou imprévus se présenteront?


6. Approfondir chaque « Et si » au maximum

Pour chacun de ces « Et si » posez-vous des sous-questions comme les raisons, le motif, etc. Creusez aussi profond que vous le souhaitez! Voici ce que ça donnerait avec l’exemple précédent…
  • Et si la route Du-petit-chemin était bloquée par l’ennemi?
    • Pour quelles raisons? Étaient-ils au courant que Jim y passerait? Si oui, comment l’ont-ils appris?
  • Et si M. Mystère n’était pas au rendez-vous?
    • Pourquoi serait-il absent?
  • Et si Jim se rendait au mauvais endroit pour la rencontre?
    • Pourquoi? Aurait-il mal compris ou interprété? Quelqu’un lui aurait-il mis des bâtons dans les roues? Qui et pour quel motif?
    • Que se passera-t-il alors?
  • Et si Jim arrivait en retard pour rencontrer M. Mystère?
    • Qu’est-ce qui l’aurait retenu?
    • Quelles seraient les conséquences?
  • Et si Jim recevait de faux renseignements de la part de M. Mystère?
    • Quels en auraient alors été ses motifs?

7. Répondre à toutes les questions

Ici, je prends le temps de répondre à chacune des questions/possibilités. Vous pouvez écrire, mentionner verbalement ou bien penser à vos réponses. À vous de décider. Personnellement, j’écris. Ça me permet de voir à quel point l’idée m’inspire ou non. Je réfléchis aussi aux solutions à ces obstacles. Que fera mon personnage pour retourner sur le chemin qui le conduira à l’arrivée (point B)? Quelles seront ses actions pour surmonter les imprévus qui se présentent?


8. Choisir ce qui inspire le +

Parmi toutes ces idées d’obstacles, j’en choisis une ou plusieurs. Je sélectionne celles qui m’inspirent le plus, me surprennent davantage, ou encore, conviennent mieux à mes personnages et à mon histoire. J’aime les mettre en rouge. Bien les repérer facilitera l’étape suivante.

Personnellement, je trouve qu’un seul rebondissement n’ajoute pas suffisamment de piquant, à moins que le roman comporte plusieurs intrigues. Mais attention, l’équilibre est de mire. Idéalement, chaque détour au parcours doit avoir sa raison d’être (oh-oh... j’espère avoir respecté ça dans mes romans!). Ajouter un obstacle que pour ajouter un obstacle crée à mon avis une longueur inutile dans le récit. Tandis qu’un détour qui sert à l'évolution des personnages ou de l’histoire ne peut que la bonifier et la rendre plus captivante.


9. Corriger les incohérences et résumer la nouvelle intrigue

Ici, encore une fois, je fais le ménage. Je m’assure que tous les éléments sont placés en ordre chronologique. Je réponds à toutes les questions laissées sans réponse, celles que je me posais pour relever une incertitude ou une incohérence. Je prends des décisions sur ce qui fonctionne ou non et ce que je conserve ou non. Je supprime donc les doutes ainsi que les éléments inutiles. J’ajoute tous les détails que je juge pertinents pour la logique de l’intrigue. Je révise le tout et, au besoin, modifie encore quelques points. Quand tout me satisfait, je passe à l’écriture en me servant de cette liste d’évènements comme plan.

❀❀❀

Voilà! Vous connaissez maintenant comment je procède. Qui sait, cette méthode vous conviendrait peut-être aussi… N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ou à me poser vos questions dans les commentaires.

Note : La méthode « Et si + » est entièrement fondée sur ma propre expérience. Vous êtes libres de la partager pour usage personnel, dans les réseaux sociaux ou sur votre blogue, à la condition de toujours référer à son auteure, moi, et d’inclure un lien vers cet article de mon blogue.


Lire la suite ...

Trouver des idées et construire une intrigue avec la méthode « Et si »

 
On me demande souvent comment je trouve mes idées… En fait, la réponse est toute simple. D’abord, je remplis ma tête d’informations en lisant, en observant, ou encore, en regardant des documentaires. Ensuite, je m’interroge en utilisant une approche, entièrement issue de mon expérience personnelle, que je nomme La méthode « Et si » et que je vous présente dans cet article.

En tant qu’autodidacte, mon mode de travail, ma façon de construire mes romans, ne m’est venu d’aucune école ou cours de scénarisation. Je n’avais même jamais lu d’article sur l'élaboration d’un récit avant de tenter le coup par moi-même. Je me suis plutôt laissée inspirer par le rythme et les émotions que me faisaient ressentir mes histoires préférées. En quelque sorte, je les ai étudiées...

La méthode que je vous présente aujourd’hui, je l’utilisais tout naturellement sans en être vraiment consciente. Mais lorsque j’ai voulu conseiller une amie qui éprouvait des difficultés avec l’intrigue de son premier roman, je lui ai tout bonnement parlé du « Et si ». Ça m’a obligée à mettre en mots ce que j’appliquais sans trop m’y arrêter. Quand cette amie m’a répondu bien aimer ma suggestion, j’ai réalisé qu’il s’agissait en effet d’un bon conseil! Et maintenant que je dois retravailler l’intrigue de mon tome 3 (dû à mes nouvelles idées et aux changements apportés dans le tome 2), j’ai décidé de noter ma façon de procéder étape par étape. Qui sait... c’est si simple que vous pourriez vouloir l’adopter!

LA MÉTHODE « Et si »

Introduction :

Elle conviendra autant à l’intrigue principale d’un récit qu’à celles secondaires, si vous les construisez à partir de zéro, mais vous devrez la répéter au complet pour chacune d’elles. Par contre, pour retravailler une intrigue en souhaitant en conserver certains éléments, l'approche « Et si + » conviendra davantage. Voici le lien pour la consulter: Bien intégrer les idées orphelines à l'intrigue avec la méthode "Et si +"

En tant que lectrice, j’adore les histoires qui me surprennent. Je trouve peu intéressant quand tout va toujours bien et roule comme sur des roulettes. Alors, voici ma méthode pour choisir et placer quelques cailloux sous ces fameuses roulettes et ainsi créer de merveilleux rebondissements.

En bref, les étapes à suivre :
  1. Déterminer le point de départ A et le point d’arrivée B
  2. Imaginer le chemin le + facile à parcourir
  3. Ajouter des obstacles à chaque étape avec des « Et si »
  4. Approfondir chaque « Et si » au maximum
  5. Répondre à toutes les questions
  6. Choisir ce qui inspire le +
  7. Corriger les incohérences et résumer l’intrigue
Au cas où cette méthode pourrait aussi servir à d’autres, voici les explications détaillées de chacune de ces étapes.


1. Déterminer le point de départ A et le point d’arrivée B

Quand j’ai commencé à écrire ONEIDA L’éveil des Secrets, j’avais une idée de sa finalité. Pas dans ses détails, non. Mais je savais vers quoi mon personnage principal se dirigeait, quel serait son but, sa quête. Bref, quelle serait l’intrigue de l’histoire. Je connaissais le point de départ A et le point d’arrivée B (représentant un lieu, une situation, un état psychologique ou autre). Mais avouons que si mon personnage ne faisait que de se rendre du point A au point B, l’aventure serait bien courte et peu intéressante…

L’intrigue de chaque tome d’ONEIDA est construite sous forme de quête. Je trouve facile d’identifier l’objectif à atteindre pour ce genre d’intrigue, mais bon, tous n’écrivent pas des quêtes pour leurs personnages. Il se peut donc que vos personnages ne visent aucun but, mais que la vie (votre histoire) les fasse plutôt évoluer. Dans ce cas, il y aura tout de même un chemin parcouru de A à B.

Vous connaissez peut-être le point A tout en ignorant encore le B. Toutefois, je considère important de le définir à l’avance, question d'aller dans la bonne direction. Quand j’écris sans avoir déterminé la fin, je me sens perdue. Tandis que si je prends le temps d’y réfléchir d’abord, tout devient plus clair.

Pour m’aider à choisir mes points A et B, je commence par trouver le but de mon intrigue, je décide s’il sera atteint ou non, et s’il ne l’est pas, ce qui le sera à la place. Au besoin, je me pose les questions suivantes :
  • Quel objectif mon personnage veut-il atteindre?
  • Comment l’histoire le changera-t-il?
  • Au final, qu’est-ce qu’il y gagnera?
Après avoir établi le point de départ et celui d’arrivée, je passe à l’étape suivante.


2. Imaginer le chemin le + facile à parcourir

Une fois que j’ai déterminé d’où partiront mes personnages et où ils se rendront, j’entre dans leur peau et visualise le trajet qu’ils emprunteront. Je parle ici du chemin parcouru sans aucun obstacle, autrement dit, si tout allait bien dans le meilleur des mondes…

S’il s’agit d’un parcours physique, j’imagine chacune des étapes par lesquelles ils passeront. Par exemple, Gabriel ouvre la porte, sort de la pièce, se rend à la voiture qu’il déverrouille puis démarre, emprunte la rue Y, tourne à droite à la deuxième lumière, arrête au bar près du quai pour rencontrer une telle personne qui lui transmettra les informations qu’il a besoin pour poursuivre sa quête.

Si le parcours en est un psychologique, alors c’est un peu différent, mais le principe demeure le même. Il suffit de s’imaginer les étapes de progression. Par exemple, un ami décède, ce qui rend Mélanie triste et l’oblige à chercher des solutions pour retrouver la joie de vivre, elle va à la bibliothèque emprunter des livres sur la méditation et s’inscrit à une classe de yoga, etc.

Plus les étapes seront détaillées, plus je serai inspirée pour la suite. Il n’est aucunement nécessaire de les écrire, mais personnellement je le fais, ça m’aide à réfléchir.

Dans mes romans, mes personnages élaborent souvent de jolis plans à suivre, et je m’amuse à tout faire tourner mal… Vous savez, ces fameux imprévus qui donnent du piquant à l’histoire?

Alors, comment vos personnages ont-ils prévu de procéder pour atteindre le but visé?


3. Ajouter des obstacles à chaque étape avec des « Et si »

Vous connaissez désormais le chemin que parcourront vos personnages. Maintenant, il est l’heure d’y foutre la pagaille! Pour ce faire, je reprends le trajet de l'étape précédente et y ajoute des obstacles. Je dresse une multitude de possibilités en énumérant tous les « Et si » auxquels je pense. Cette liste n’aura de limite que votre imagination!

Mais qu’est-ce que signifient ces « Et si »? Pour le comprendre, voici un exemple…

Parcours imaginé : Jim doit passer par la route Du-petit-chemin pour rencontrer M. Mystère au quai Près-du-lac, qui lui donnera des renseignements utiles à sa quête.

Vous pourriez alors vous poser les questions suivantes en commençant chacune par « Et si » :
  • Et si la route Du-petit-chemin était bloquée par l’ennemi?
  • Et si M. Mystère n’était pas au rendez-vous?
  • Et si Jim se rendait au mauvais endroit pour la rencontre?
  • Et si Jim arrivait en retard pour rencontrer M. Mystère?
  • Et si Jim recevait de faux renseignements de la part de M. Mystère?
Il existe de nombreuses possibilités, non? Allez, sortez vos idées sans oublier les plus farfelues. Vous déciderez plus tard si vous les retenez ou non. Mais ces idées, même les plus folles, pourraient vous mener sur une route très intéressante et captivante pour votre lecteur!

Alors, quels obstacles ou imprévus se présenteront?


4. Approfondir chaque « Et si » au maximum

Pour chacun de ces « Et si » posez-vous des sous-questions comme les raisons, le motif, etc. Creusez aussi profond que vous le souhaitez! Voici ce que ça donnerait avec l’exemple précédent…

  • Et si la route Du-petit-chemin était bloquée par l’ennemi?
    • Pour quelles raisons? Étaient-ils au courant que Jim y passerait? Si oui, comment l’ont-ils appris?
  • Et si M. Mystère n’était pas au rendez-vous?
    • Pourquoi serait-il absent?
  • Et si Jim se rendait au mauvais endroit pour la rencontre?
    • Pourquoi? Aurait-il mal compris ou interprété? Quelqu’un lui aurait-il mis des bâtons dans les roues? Qui et pour quel motif?
    • Que se passera-t-il alors?
  • Et si Jim arrivait en retard pour rencontrer M. Mystère?
    • Qu’est-ce qui l’aurait retenu?
    • Quelles seraient les conséquences?
  • Et si Jim recevait de faux renseignements de la part de M. Mystère?
    • Quels en auraient alors été ses motifs?

5. Répondre à toutes les questions

Ici, je prends le temps de répondre à chacune des questions/possibilités. Vous pouvez écrire, mentionner verbalement ou bien penser à vos réponses. À vous de décider. Personnellement, j’écris. Ça me permet de voir à quel point l’idée m’inspire ou non. Je réfléchis aussi aux solutions à ces obstacles. Que fera mon personnage pour retourner sur le chemin qui le conduira à l’arrivée (point B)? Quelles seront ses actions pour surmonter les imprévus qui se présentent?


6. Choisir ce qui inspire le +

Parmi toutes ces idées d’obstacles, j’en choisis une ou plusieurs. Je sélectionne celles qui m’inspirent le plus, me surprennent davantage, ou encore, conviennent mieux à mes personnages et à mon histoire. J’aime les mettre en rouge. Bien les repérer facilitera l’étape suivante.

Personnellement, je trouve qu’un seul rebondissement n’ajoute pas suffisamment de piquant, à moins que le roman comporte plusieurs intrigues. Mais attention, l’équilibre est de mire. Idéalement, chaque détour au parcours doit avoir sa raison d’être (oh-oh... j’espère avoir respecté ça dans mes romans!). Ajouter un obstacle que pour ajouter un obstacle crée à mon avis une longueur inutile dans le récit. Tandis qu’un détour qui sert à l'évolution des personnages ou de l’histoire ne peut que la bonifier et la rendre plus captivante.


7. Corriger les incohérences et résumer l’intrigue

Ici, je fais le ménage. Je m’assure que tous les éléments sont placés en ordre chronologique. Je réponds à toutes les questions laissées sans réponse, celles que je me posais pour relever une incertitude ou une incohérence. Je prends des décisions sur ce qui fonctionne ou non et ce que je conserve ou non. Je supprime donc les doutes ainsi que les éléments inutiles. J’ajoute tous les détails que je juge pertinents pour la logique de l’intrigue. Je révise le tout et, au besoin, modifie encore quelques points. Quand tout me satisfait, je passe à l’écriture en me servant de cette liste d’évènements comme plan.

❀❀❀

Voilà! Vous connaissez maintenant comment je procède. Qui sait, cette méthode vous conviendrait peut-être aussi… N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ou à me poser vos questions dans les commentaires.

Note : La méthode « Et si » est entièrement fondée sur ma propre expérience. Vous êtes libres de la partager pour usage personnel, dans les réseaux sociaux ou sur votre blogue, à la condition de toujours référer à son auteure, moi, et d’inclure un lien vers cet article de mon blogue.



Lire la suite ...

dimanche 11 mars 2018

Mon avis sur "Le jour où tu es arrivé"


Série : Alberta Road – 2
Auteure : Mychele S.
Genre : Romance contemporaine

Résumé :
« Déception. C’est le mot qui, depuis dix ans, décrit le mieux Abbygael Hamilton. Amère déception pour son père, qui est parti un jour, abandonnant famille et ranch sans se retourner. Déception pour sa mère, qui lui reproche de ne pas partager sa passion pour ces lieux où elle se sent emprisonnée. La jeune rebelle peut néanmoins se vanter de maîtriser parfaitement ses amours. En dehors de ses très rares amis, elle ne laisse jamais assez de temps à qui que ce soit pour découvrir ce qui se cache derrière son armure d’arrogance. C’était sans compter sur l’arrivée de Cole McKnight, embauché au Heaven’s par sa mère, alors qu’Abby venait de mettre abruptement fin à leur relation après quinze jours torrides chez son amie Becca Parker. L’ancien tatoueur, énigmatique et envoûtant, semble vouloir à tout prix déterrer les secrets de la femme qui l’a envoûté et percer son âme à nu. Jamais Abby ne doit laisser une telle chose se produire, revivre le cauchemar qui a détruit son existence ne fait pas partie de ses plans. Pourtant, Cole ne semble pas prêt à reculer devant les limites qu’elle tente d’instaurer entre eux. Un cœur brisé peut-il encore accorder sa confiance ? »
Ma note : 4.5/5

Tout d’abord, je tiens à remercier Mychele pour sa confiance et l’envoi de la version PDF de son roman. C’est tout à fait par hasard, sur un groupe Facebook de fans de lecture, que nous nous sommes connues. Je suis tellement contente qu’elle ait osé faire un pas vers moi, parce que maintenant, j’ai la chance de pouvoir la considérer comme une amie! D’autant plus que nous habitons la même région, ce qui est assez extraordinaire, vu que ce groupe FB possède des membres de partout dans le monde! J’aurai aussi l’honneur de participer à la bêta-lecture de la suite d’Alberta Road! Et puisque j’admire son style d’écriture, ce ne sera pas trop difficile...

Mon avis :

Dans ce deuxième tome, nous suivons deux autres protagonistes principaux, aux caractères bien différents, Cole et Abby, que nous avons appris à connaître dans le tome précédent. Ils traînent tous deux un passé douloureux qui a influencé leur personnalité et leur façon de réagir aux évènements. Ce passé, nous le découvrons lentement au fur et à mesure. Les plus curieux dévoreront carrément le roman pour tout connaître sans attendre. D’autres, seront tout autant captivés quant à l’évolution de la relation Cole/Abby, à savoir si enfin cette dernière pourra un jour abaisser ses murs protecteurs pour laisser entrer l’amour dans sa vie. Il s’agit donc toujours d’une romance contemporaine se déroulant dans le domaine équestre, mais cette fois-ci, chez Abby.

Je dois dire que l’auteure m’a quelque peu surprise avec le passé d’Abby. Je m’imaginais bien quelque chose de semblable, mais jamais d’aussi sordide! Bon, c’est vrai que le monde est rempli de méchanceté et d’injustice, alors j’imagine que ce genre d’horribles manigances est plausible. Heureusement, ce même monde (et ce livre) est aussi rempli de bonté et de générosité, comme la façon dont Cole agit avec Abby... et ici, je ne parle pas des scènes chaudes. ;) Non, mais... quel homme, ce Cole!

Bref, c’est une digne suite du tome 1. Une romance contemporaine assez terre à terre qui joue de hauts et de bas, cernée d’une dynamique explosive au sein de la famille d’Abby avec laquelle tous devront composer. Ce roman plaira certainement aux jeunes adultes et adultes amateurs de romance ou de chevaux.

Page Facebook de l'auteure

Blogue de l'auteure
Lire la suite ...

Articles au hasard

Blogger